Permis de magasiner, mais pas permis de jouer au hockey, déplore le PQ

QUÉBEC — Si on autorise des milliers de personnes à magasiner dans les centres commerciaux, on devrait autoriser des jeunes à pratiquer des sports encadrés, a réclamé le Parti québécois (PQ) mercredi.

Le PQ demande des assouplissements graduels pour permettre aux jeunes de 12 ans et moins dans les zones oranges et rouges de faire de l’activité physique. Le gouvernement a fixé de nouvelles règles sur l’achalandage dans les centres commerciaux mercredi, mais a fermé la porte à des assouplissements dans le sport amateur.

Dans les zones rouges, aucune activité sportive et de loisir organisée ne peut avoir lieu. Les cours de groupe et la pratique encadrée d’un sport ou d’une activité physique sont donc interdits. Et dans les zones oranges, les restrictions sont telles que beaucoup d’organisations, équipes, écoles, associations, ont lancé la serviette, a fait remarquer le PQ.

«Au « Black Friday », des enfants de 10 ans et moins ont le droit de participer à ce sport national qui est le magasinage sans porter de masque, mais on interdit toujours à nos enfants de faire du sport, on interdit toujours à nos enfants de jouer au hockey à la patinoire du coin, on interdit le sport organisé au péril de la santé mentale et physique de nos enfants», a déploré le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, en conférence de presse en matinée au parlement.

Ainsi, 100 000 jeunes hockeyeurs ne peuvent s’élancer sur les patinoires actuellement, a regretté la porte-parole péquiste en matière de sport, Méganne Perry Mélançon, en faisant valoir que le risque est «très faible» chez les 12 ans et moins.

En outre, les fédérations sportives, qui encadrent la pratique des sports au Québec, ont toutes proposé des plans conformes aux règles édictées par les autorités de la santé publique, a-t-elle argué.

«Le gouvernement peut avoir un contrat sportif avec ses fédérations, s’asseoir avec elles. Il faut juste leur faire confiance, elles ont le jugement nécessaire pour voir ce qui est à risque ou ce qui est sécuritaire présentement.»

Elle a aussi suggéré qu’il faudrait se pencher sur une reprise éventuelle des activités sportives encadrées chez les adultes.

«On ne nous a jamais expliqué quels étaient les risques d’éclosion dans chacun des sports. (…) Alors, je pense qu’il faudrait savoir qu’est-ce que la Santé publique en pense et d’ouvrir au maximum la possibilité de faire du sport au Québec.»

À la période de questions, Mme Perry Mélançon a interpellé la ministre responsable du Sport, Isabelle Charest, qui ne s’est toutefois pas engagée à assouplir les règles.

«Il y a eu des éclosions dans plusieurs sports, a-t-elle déclaré. On travaille avec les fédérations, avec les organisations, avec la Santé publique pour faire en sorte que nos enfants puis nos jeunes puissent retrouver le sport le plus rapidement possible.»

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