Perry Bellegarde est préoccupé par l’éclosion de COVID-19 à La Loche

REGINA — Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations estime que l’éclosion de COVID-19 dans le nord de la Saskatchewan est préoccupante.

Perry Bellegarde a souligné qu’une hausse soutenue des diagnostics positifs au nouveau coronavirus avait été observée au sein de la nation dénée dans le secteur de La Loche, à 600 km au nord-ouest de Saskatoon.

Il a ajouté que le territoire de la Première Nation d’English River se trouve à proximité et qu’elle a rapporté des cas de COVID-19.

M. Bellegarde a mentionné qu’il avait entendu dire que les dirigeants locaux devaient être davantage impliqués dans le processus décisionnel et que certains habitants avaient reçu la directive de ne pas se diriger vers le sud pour faire l’épicerie — un problème criant en raison de la rareté des supermarchés dans la région de La Loche.

Les dirigeants de la santé publique de la Saskatchewan affirment que du personnel supplémentaire a été affecté au secteur afin de retracer l’origine de l’éclosion du nouveau coronavirus, notamment en effectuant plus de tests de dépistage et en faisant du porte-à-porte.

En ce moment, la plupart des cas répertoriés en Saskatchewan le sont à l’extrémité nord de la province, où l’interdiction des voyages non-essentiels est appliquée grâce à des barrages routiers. 

«Nous avons dit dès le départ, dès l’apparition du premier cas, que les communautés des Premières Nations, les réserves des Premières Nations, que notre peuple sera vulnérable en raison de la surpopulation qui prévaut dans ces endroits», a évoqué M. Bellegarde lors d’un entretien téléphonique d’Ottawa.

«Nous n’avons pas accès à des hôpitaux dans le Grand Nord. Ce sont des centres de bien-être communautaire», a-t-il poursuivi. 

M. Bellegarde a aussi mentionné que lorsqu’il a été mis au fait des plans d’assouplissement des mesures de confinement de la province, sa première réaction a été «trop tôt, trop vite et tout simplement trop». 

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