Personnes en crise: les chefs de police appuient une approche axée sur la santé

OTTAWA — Les chefs de police du pays sont ouverts à une collaboration plus étroite avec des travailleurs sociaux spécialisés dans les interventions de crise pour aider leurs agents qui se retrouvent face à des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Le chef de la police régionale de Peel en Ontario, Nishan Duraiappah, a expliqué que lorsque des policiers sont appelés à intervenir auprès d’une telle personne, tout ce qu’ils peuvent faire, c’est de la transporter à l’hôpital.

Lors d’une audience du Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes, vendredi, il a affirmé que la présence d’un spécialiste des interventions de crise aux côtés d’un policier permettrait d’avoir une meilleure idée de ce qu’il faut faire pour aider la personne.

Le chef du service de police régional de Waterloo, Bryan Larkin, a souligné que les organismes chargés de l’application de la loi criminalisent l’itinérance, la toxicomanie et d’autres problèmes qui devraient être traités autrement grâce à une approche axée sur la santé publique.

M. Larkin, qui siège au comité consultatif sur les drogues de l’Association canadienne des chefs de police, a rappelé que l’association avait récemment plaidé en faveur de la décriminalisation de la consommation personnelle de drogues, et a estimé que cela représentait une approche constructive.

Le comité de la sécurité publique se penche sur le racisme systémique dans les pratiques des services de police canadiens, en réponse à la vague de critiques quant à la façon dont la police traite les Noirs et les Autochtones.

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