Peter MacKay propose une élection hâtive en octobre s’il devient chef conservateur

OTTAWA — Le candidat à la direction du Parti conservateur Peter MacKay souhaite une élection hâtive dès cet automne s’il est élu chef.

Dans un courriel envoyé à ses partisans, lundi, M. MacKay écrit que sous sa direction, ses députés déposeront une «motion de censure» à la Chambre des communes pour tenter de faire tomber le gouvernement Trudeau.

«Le Canada est un pays extraordinaire, mais nous sommes freinés par un gouvernement faible. Il faut y mettre fin», peut-on lire dans ce courriel signé par M. MacKay. «Nous avons besoin d’une élection en octobre», ajoute-t-il.

Les conservateurs ont déjà brandi une telle menace il y a quelques jours, dans la foulée de la crise des blocages ferroviaires. Ils ont finalement décidé de ne pas y donner suite. De toute manière, ils n’avaient pas l’appui des autres partis d’opposition.

Cette nouvelle menace de M. MacKay, vraisemblablement, risque de tomber à l’eau.

Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) n’ont donné aucune indication qu’ils souhaitent retourner en campagne électorale après un an.

«Nous savons ceci à propos des conservateurs : ils font des coupes sombres dans les services publics et aident les entreprises les plus riches et les mieux connectées. (…) Ils n’ont pas appris qu’il ne s’agit pas de renvoyer les gens en élection, mais plutôt d’obtenir des résultats pour améliorer leur vie», a déclaré Jagmeet Singh, chef du NPD.

Le Bloc québécois n’a pas souhaité faire de commentaires sur les intentions de M. MacKay.

Pour l’heure, Peter MacKay est le seul candidat confirmé de la course à la direction du Parti conservateur, puisqu’il a rempli toutes les conditions nécessaires dictées par le parti.

Les autres qui souhaitent se joindre à la liste sont: Erin O’Toole, Marilyn Gladu, Rudy Husny, Jim Karahalios, Leslyn Lewis, Rick Peterson et Derek Sloan. Seule la candidature du Québécois Richard Décarie a été écartée par le comité organisateur du parti.