Pfizer: Santé Canada autorise une dose de rappel pour les enfants de 5 à 11 ans

MONTRÉAL — Santé Canada autorise une dose de rappel du vaccin Pfizer-BioNTech pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. 

Il s’agit du premier vaccin contre la COVID-19 autorisé comme dose de rappel dans ce groupe d’âge.  

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande  «qu’une série primaire de 2 doses d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19 soit proposée aux enfants de 5 à 11 ans qui ne présentent pas de contre-indications au vaccin, en respectant un intervalle d’au moins 8 semaines entre la première et la deuxième dose».  

En ce qui concerne les enfants modérément à sévèrement immunodéprimés, «le CCNI recommande que ces enfants soient immunisés par une série primaire à 3 doses avec un vaccin à ARNm, en respectant un intervalle de 4 à 8 semaines entre chaque dose».

Selon le CCNI, «en date du 17 juillet 2022, 42 % de la population âgée de 5 à 11 ans au Canada était vaccinée avec une série primaire».

La couverture vaccinale dans ce groupe d’âge est beaucoup plus faible que dans les autres groupes, le taux de vaccination dans tous les groupes démographiques plus âgés étant supérieur à 83 %.

Cependant, le recours aux doses de rappels chez les adolescents est également assez faible, moins d’un jeune sur cinq âgé de 12 à 17 ans ayant reçu une dose de rappel huit mois après que le CCNI les ait autorisés à le faire.

Environ la moitié des Canadiens ont reçu leur premier rappel, tandis que seulement 11 % ont reçu quatre doses d’un vaccin contre la COVID-19.

Santé Canada tient à souligner que «la plupart des enfants qui contractent la COVID-19 ne présentent aucun symptôme ou des symptômes légers; toutefois, certains enfants présentent une forme sévère de la maladie et doivent être hospitalisés». 

Lors d’une conférence de presse vendredi avant-midi, l’administrateur adjoint de la santé publique, le Dr Howard Njoo, a souligné que même des enfants en bonne santé peuvent développer des complications graves, comme des embolies pulmonaires, après une infection à la COVID-19. Il a tenu à préciser que ces complications, même si elles sont rares, peuvent être évitées grâce à la vaccination.

«Les avantages contre la COVID-19 l’emportent sur le risque dans tous les groupes d’âge», a rappelé  le Dr Howard Njoo.

«La mise à jour des vaccinations est une priorité absolue» pour la COVID-19, mais aussi pour d’autres maladies comme la poliomyélite et la rougeole, a fait valoir le Dr Njoo.

Récemment, l’Agence de la santé publique du Canada a fait part de son intention de commencer des tests de dépistage de la poliomyélite,  après que des responsables de la santé aux États-Unis eurent découvert le virus responsable de cette maladie dans les eaux usées de la ville de New York.

Ce virus avait été éradiqué du Canada en 1994 et des cas ont récemment fait leur apparition dans des pays occidentaux avec des taux traditionnellement élevés de personnes vaccinées.

Le sommet de la vague est dépassé

Lors de la même conférence de presse, la Dre Theresa Tam a indiqué que «les différents indicateurs de la COVID-19 sont en déclin», ce qui permet de dire à l’administratrice en chef de la santé publique du Canada que le pays a «dépassé le sommet de la vague actuelle».

Elle a toutefois appelé à la prudence, car «le virus continue de circuler dans le monde, on doit donc se préparer à l’apparition de différents variants».

Il est donc important de «tenir ses vaccins à jour» et de «prendre des mesures de protection individuelle», surtout dans un contexte «de retour en classe et de retour des activités intérieures», a indiqué la Dre Tam.

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