Philip Riteman, qui a survécu à la Shoah, s’éteint à l’âge de 96 ans

HALIFAX — Philip Riteman, un survivant de la Shoah, qui a passé 30 ans à parler aux jeunes de son expérience dans les camps de concentration et à leur recommander de ne pas céder à la haine, est mort.

Selon sa notice nécrologique, M. Riteman est décédé mercredi matin à Halifax à l’âge de 96 ans.

Né en Pologne, il est emprisonné, tout comme sa famille, par les nazis en 1941. Ses parents, cinq frères, deux soeurs, sans oublier de nombreux oncles, tantes et cousins, seront assassinés.

M. Riteman a été détenu dans de nombreux camps, notamment à Auschwitz, à Auschwitz-Birkenau et à Dachau, jusqu’à sa libération en mai 1945. Il ne pesait alors que 34 kilos.

Il s’installe à Terre-Neuve, alors colonie britannique, en 1946, car le gouvernement libéral de Mackenzie King lui avait refusé l’entrée au Canada. Il y fonde une société de commerce d’importation et étend ses opérations à Halifax en 1979, pour ensuite y déménager.

Mais ce n’est qu’en 1988 qu’il commença à parler de son expérience dans les camps de concentration pour contrer les négationnistes.

Il a passé les trois dernières décennies à parler aux étudiants, aux églises et à d’autres organisations du monde entier, répétant inlassablement le message suivant: «Il vaut mieux aimer que haïr.»

«Ne détestez jamais personne. Par l’amour, vous conquérez le monde. Par la haine, vous ne ferez que détruire le monde et vous vous détruirez», avait-il déclaré il y a plusieurs années.