Philippe Couillard assure qu’il y aura 50 % de contenu québécois à Apuiat

MONTRÉAL — François Legault est revenu à la charge, jeudi, pour dénoncer le projet d’éoliennes Apuiat, sur la Côte-Nord, mais il n’avait pas les bonnes informations en mains.

Le Journal de Montréal affirmait, dans son édition de jeudi, que le projet conjoint de la Nation innue et de la firme Boralex ne prévoyait aucune exigence de contenu québécois.

En mêlée de presse, jeudi, le chef libéral Philippe Couillard a précisé qu’au contraire, Boralex prévoyait s’imposer 50 pour cent de contenu québécois.

Il a précisé que le document consulté par le quotidien était celui de l’entente de principe et non pas le contrat qui, lui, aurait les provisions requises pour exiger 50 pour cent de contenu québécois.

M. Couillard a ajouté que cette énergie est destinée à l’exportation, d’où la limite de 50 pour cent qui pouvait être exigée afin se conformer aux règles en matière de commerce international.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, a également fait part de sa satisfaction face aux exigences de contenu québécois après être allé aux sources.

M. Lisée a dit avoir communiqué avec des représentants de la Nation innue qui lui ont également confirmé leur engagement à utiliser 50 pour cent de contenu québécois dans la réalisation du projet Apuiat.

Le chef du Parti québécois s’est dit encore plus encouragé d’apprendre que le coût de production de l’électricité d’Apuiat s’élèverait à 7,01 cents du kWh et non les 13 cents que dénonçait François Legault, et il en a profité pour appeler le chef de la Coalition avenir Québec à «revenir à la raison» après s’être «mis toutes les Premières Nations et les Inuits à dos».

François Legault, de son côté, avait repris les informations de l’article pour dénoncer une nouvelle fois le projet, accusant Philippe Couillard d’essayer d’acheter des votes sur la Côte-Nord avec un projet qui coûterait 1,5 milliard $ aux Québécois en plus de n’avoir aucun contenu local.

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