Photos «intimes»: une entente à l’amiable est conclue entre l’UQAM et l’étudiante

MONTRÉAL — Une entente à l’amiable est intervenue entre l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’étudiante qui avait affiché sur les réseaux sociaux des photos d’elle dénudée avec un diplôme et le logo de l’établissement.

Le règlement met fin aux procédures d’injonction intentées par l’UQAM, a indiqué l’université par communiqué.

L’UQAM affirme que l’entente intervenue mercredi fait en sorte que l’étudiante s’engage sans limites de temps à ne pas publier, diffuser, ni partager sur ses comptes sur les réseaux sociaux des «photos intimes d’elle-même qui utiliseraient le nom, le logo ou quelque référence directe ou indirecte à l’Université du Québec à Montréal, à l’UQAM ou à une version modifiée de son logo».

En vertu de l’entente, l’université renonce à toute réclamation en dommages-intérêts et dommages punitifs à l’encontre de l’étudiante.

La poursuite de 125 000 $ avait été intentée le 19 mars contre l’étudiante Hélène Boudreau pour un «usage inapproprié» du nom et du logo de l’université qui, selon l’UQAM, portait atteinte à l’image et à la réputation de l’institution ainsi qu’à sa marque officielle.

Des photos montraient l’étudiante avec sa toge et son mortier, tenant un diplôme avec le logo de l’université, et soulevant sa robe pour révéler la moitié inférieure de ses seins.

Dans un communiqué relayé mardi par ses avocats, Hélène Boudreau déclarait qu’elle avait pris les photos pour être artistique et pour représenter son parcours d’étudiante en arts visuels et d’actrice dans l’industrie de films pour adultes.

«En aucun cas, l’UQAM n’a souhaité ni ne souhaite limiter la liberté d’expression, une valeur qui lui est chère. Elle ne nourrit pas non plus de préjugés à l’endroit du travail du sexe, comme certaines personnes l’ont prétendu», affirme l’université par communiqué.

L’UQAM soutient que les procédures judiciaires n’avaient aucunement pour but d’interdire à l’étudiante de diffuser des photos intimes d’elle-même. «La liberté d’expression ne saurait toutefois justifier une atteinte au nom et au logo de l’UQAM ou à leur exploitation commerciale sans autorisation», affirme-t-on.

L’histoire de l’étudiante a suscité une vague de critiques envers l’UQAM, y compris de la part de dizaines de personnes qui ont publié leurs propres photos suggestives en ligne avec leurs diplômes ou le logo de l’université en signe de solidarité.

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