Plaintes de femmes sur les conditions de détention à l’Établissement Leclerc

MONTRÉAL — La Ligue des droits et libertés réclame du gouvernement du Québec des gestes concrets pour améliorer les conditions de détention des femmes séjournant à l’Établissement Leclerc situé dans le quartier Saint-François, à Laval.

Louise Henry, qui vient tout juste de sortir de l’établissement et qui a initié le mouvement de dénonciation, a déclaré que les conditions y sont misérables et qu’elles mettent en péril la santé et la sécurité des femmes. Elle a précisé qu’il y avait des fouilles à nu abusives, de l’eau non potable, des infestations d’insectes, du confinement dans les cellules pendant de longues périodes et une insalubrité générale.

Le 30 avril dernier, 28 femmes détenues à l’Établissement Leclerc ont envoyé une mise en demeure à la direction faisant état de graves violations de leurs droits fondamentaux et dénonçant leurs conditions de détention.

Eve-Marie Lacasse, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, signale que cette mise en demeure fait douter des déclarations des dernières semaines du ministère de la Sécurité publique selon lesquelles des améliorations avaient été apportées et que les conditions de détention étaient maintenant acceptables.

Mme Lacasse signale que les femmes incarcérées ne peuvent attendre les dix ans prévus pour la construction d’une nouvelle prison.

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