Une panne majeure a touché 270 000 clients à Montréal

MONTRÉAL — Un câble sectionné ou détaché par un employé d’Hydro-Québec ou de l’un de ses fournisseurs est à l’origine d’une panne majeure qui a touché environ 270 000 personnes sur l’île de Montréal mardi matin.

La panne a frappé des résidants de Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Ahuntsic, Montréal-Nord, une partie du Plateau Mont-Royal, Rosemont ainsi que Villeray, en plus de provoquer un arrêt de service prolongé sur la ligne bleue du métro de Montréal.

Vers 11h45, il restait encore environ 6000 clients sans électricité.

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Pouliot, a précisé que la panne a commencé vers 8h40, mardi matin, dans le cadre de travaux qui ont lieu au poste Bout-de-l’île, à Pointe-aux-Trembles.

Une manoeuvre a alors fait en sorte qu’un câble s’est détaché et les mécanismes de protection se sont enclenchés pour protéger les installations. Les travailleurs ont donc dû d’une part rétablir l’intégrité du câble et d’autre part, remettre en service les différents disjoncteurs.

M. Pouliot ne pouvait dire, en fin d’avant-midi, si le câble avait été sectionné, tel qu’Hydro-Québec l’avait rapporté plus tôt, ou simplement détaché.

«L’incident relié au câble fait en sorte que les mécanismes de protection du poste sont enclenchés. C’est comme chez vous, dans votre résidence, s’il y a un court-circuit, les disjoncteurs vont s’enclencher pour protéger votre installation électrique. Vous allez devoir les réenclencher manuellement, ça va se faire super rapidement, mais dans un poste comme Bout-de-l’île, les manoeuvres sont plus complexes, donc ça prend plus de temps et c’est ce qu’on a dû faire ce matin», a-t-il expliqué à La Presse canadienne.

Le poste Bout-de-l’île est l’une des portes d’entrée de l’électricité à Montréal.

Le porte-parole d’Hydro-Québec ne pouvait donner de détails, mardi, sur la manoeuvre qui a conduit à l’incident, ni sur l’individu qui l’a causé. Après avoir d’abord indiqué que la personne responsable de la manoeuvre était un employé d’Hydro-Québec, M. Pouliot a tenu à préciser qu’il pourrait en fait s’agir d’une personne employée par une autre entreprise.

«On n’a pas la garantie que c’est un employé d’Hydro-Québec. Il n’est pas impossible que ce soit un fournisseur, un employé d’une entreprise sous contrat avec nous», a-t-il nuancé.

On ignore pour l’instant si cette personne devra subir des conséquences.

«Il faut regarder exactement ce qui s’est passé. On est en train d’analyser tout ça et on pourra donner plus de détails éventuellement, mais là il est trop tôt pour statuer là-dessus», a soutenu M. Pouliot, qui précise qu’à première vue, il semble qu’il n’y aura «pas de coût supplémentaire important en lien avec l’événement», puisque ce sont les équipes d’Hydro déjà mobilisées sur le terrain qui ont travaillé.

Aucune blessure n’a par ailleurs été rapportée.