Plus d’élues certes, mais plus de femmes ministres aussi, dit Caroline St-Hilaire

SHERBROOKE, Qc — Le style va changer à l’Assemblée nationale si les Québécois élisent plus de femmes lundi, a déclaré dimanche le chef caquiste François Legault, qui n’exclut pas un conseil des ministres majoritairement féminin, au-delà de la zone paritaire.

Sa candidate dans Sherbrooke, Caroline St-Hilaire, a revendiqué plus de places pour les femmes au conseil des ministres.

«J’ai toujours trouvé que les femmes étaient rassembleuses, rigoureuses, que ça apporte un plus dans une organisation politique», a dit le chef caquiste en mêlée de presse à Sherbrooke, où il a participé à un rassemblement avec plusieurs de ses candidates, au dernier jour de la campagne.

Il a répété que son parti présente 69 candidates, le plus grand nombre de tous les partis, selon lui. Ce qui n’est pas tout à fait exact, puisque Québec solidaire en compte 69 aussi, après le désistement d’une candidate dans Camille-Laurin.

La composition de la prochaine Assemblée nationale pourrait créer un précédent : le Parlement le plus féminin de l’Histoire du Québec.

Mais cela ne suffit pas pour la candidate vedette de la CAQ dans Sherbrooke, Caroline St-Hilaire,

«Je pense que ce n’est pas suffisant, il faut qu’on soit nombreuses à l’Assemblée nationale, mais aussi à la table des décisions», a-t-elle déclaré dans son discours aux militants et candidats, devant le chef, dans un restaurant de Sherbrooke.

M. Legault s’était déjà engagé à former un conseil des ministres dans la «zone paritaire» s’il est réélu, mais il ouvre même la porte à aller au-delà de cette zone avec un cabinet plus majoritairement féminin

«Je n’exclus pas ça», a-t-il lancé.

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