Plus de recherches sont nécessaires pour comprendre la COVID longue

TORONTO — Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la condition de « COVID longue » et le fardeau qu’elle représente pour le système de santé, a déclaré mardi un groupe de scientifiques Ontarien dans un rapport.

La Table consultative scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario, un groupe qui fournit des conseils à la province sur la pandémie, a déclaré que les symptômes post-COVID-19 affectent environ 10 % des personnes infectées et peuvent durer de quelques semaines à plusieurs mois.

«Il y a une sous-connaissance à la fois du public, mais aussi des cliniciens de cette maladie, car elle est difficile à définir et à quantifier et parce que nous n’avons pas beaucoup d’informations à son sujet», a déclaré Fahad Razak, l’auteur principal du rapport.

Une estimation prudente suggère qu’environ 150 000 Canadiens qui contractent le nouveau coronavirus présentent des symptômes longtemps après l’infection à la COVID-19, a déclaré Fahad Razak. En Ontario, entre 57 000 et 78 000 personnes sont touchées.

Parmi plus de 200 symptômes différents, les plus courants sont la fatigue, l’essoufflement, la douleur ou l’inconfort général, l’anxiété et la dépression.

Fahad Razak a déclaré que les personnes présentant de tels symptômes ont des difficultés à effectuer leurs activités quotidiennes et ont besoin de ressources de soins de santé accrues.

«Le fardeau ne pèsera pas seulement sur le système de santé, mais aussi sur d’autres parties de la société» a-t-il ajouté en précisant «que des individus ne peuvent pas retourner au travail, ont besoin d’un foyer de soutien, ce qui est difficile avec le travail et la vie de famille».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé qu’environ une personne sur quatre infectée par le virus présentait des symptômes de COVID longue pendant au moins un mois et une personne sur 10 présente des symptômes qui durent au-delà de 12 semaines.

La Table consultative scientifique sur la COVID-19 de l’Ontario a déclaré que davantage de recherches sont nécessaires sur les facteurs de risque de la COVID de longue durée. La vaccination réduit le risque de développer la maladie post-COVID-19, a déclaré Fahad Razak.

À ce jour, près de 84,5% des Ontariens de plus de 12 ans ont reçu une dose d’un vaccin contre la COVID-19 et 78,2% ont reçu deux doses.

Fahad Razak a déclaré que le dernier rapport du groupe consultatif des scientifiques examinait les données des vagues précédentes de la pandémie et ne prenait pas en compte les variants du virus – comme Delta et Alpha –.

«Nous n’avons pas encore les données pour connaître l’impact», a-t-il déclaré. «L’inquiétude est que ces variants sont clairement plus infectieux, nous rencontrons donc potentiellement un problème où nous allons voir des taux encore plus élevés de la condition post-COVID.»

Il existe des données canadiennes limitées sur les modèles d’utilisation des soins de santé pour les patients atteints de la COVID de longue durée, y compris les visites aux services d’urgence et les hospitalisations, a déclaré le groupe de scientifiques. Une étude pancanadienne est en cours pour examiner ces tendances chez les patients de COVID-19 de longue durée.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.