Plus d’indépendance à l’Alberta aurait un coût, selon le maire de Calgary

CALGARY — Le maire de Calgary soutient que les idées qui circulent pour donner à l’Alberta plus d’indépendance par rapport au gouvernement fédéral seraient dispendieuses.

Naheed Nenshi est d’avis qu’il y a un prix à payer pour s’engager dans des luttes contre Ottawa pour obtenir plus de pouvoir sur des questions telles que les pensions et les services de police.

Il a précisé qu’il faudrait que ces batailles génèrent suffisamment de bénéfices pour justifier les dépenses qu’elles engendreraient.

Il a indiqué que sa principale préoccupation était de gérer la ville et de veiller à ce que les services soient fournis le plus efficacement possible.

Le gouvernement conservateur uni du premier ministre Jason Kenney a formé un groupe d’experts chargé d’examiner les moyens qui permettraient à l’Alberta d’obtenir ce qu’il appelle une entente équitable au sein de la fédération.

Le comité doit consulter les Albertains sur des idées telles que la création d’une agence de revenu provinciale, le retrait du Régime de pensions du Canada et le remplacement de la GRC par un corps de police provincial.

Le ressentiment et même des appels à la séparation se font sentir en Alberta depuis les élections fédérales du mois dernier, qui ont vu les libéraux réélus, mais avec un gouvernement minoritaire.

Jason Kenney, qui affirme ne pas soutenir le séparatisme, a critiqué les libéraux pour leurs politiques qui, selon lui, ont nui au secteur pétrolier et gazier de la province.

Le président-directeur général de la Chambre de commerce de Calgary, Sandip Lalli, a déclaré que les idées discutées par le comité d’experts nommés par Jason Kenney n’apportent pas grand-chose à une ville confrontée à un problème d’impôts fonciers, car les entreprises quittent le centre-ville.

«Cela n’apporte pas plus de certitude ni de clarté à ce que nous faisons ici en Alberta pour être plus compétitifs.»