Plusieurs croient que le gouvernement fera mieux la prochaine fois, selon un sondage

WASHINGTON — Les citoyens des États-Unis et de certains pays européens pensent que la pandémie a mieux équipé leur nation pour faire face à la prochaine crise sanitaire majeure, suggère une nouvelle enquête d’opinions. 

Le sondage du Pew Research Center, qui n’incluait aucune donnée provenant du Canada, révèle mercredi un certain degré d’optimisme parmi une majorité des 4000 répondants aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.

Si le sondage révèle que la pandémie a considérablement changé la vie des répondants, les résultats reflètent aussi un fort sentiment que la prochaine urgence sanitaire majeure sera mieux gérée que la crise actuelle.

En Europe, cet optimisme était le plus fort parmi ceux qui pensent déjà que leur pays a fait du bon travail dans la lutte contre la COVID-19. Aux États-Unis, par contre, la confiance était élevée  — 67 % —, peu importe si les répondants se disaient déçus ou satisfaits de la gestion de la pandémie par leur gouvernement.

«Les États-Unis sont de retour»

Le sondage, réalisé par téléphone en novembre et décembre, comporte une marge d’erreur comprise entre 3,7 et 4,2 points de pourcentage, selon le pays. Le coup de sonde a aussi été mené avant que le président Joe Biden ne s’installe à la Maison-Blanche, où il a déployé une offensive qui n’existait pratiquement pas sous son prédécesseur.

Cette stratégie était évidente, mercredi, lors de l’un des «points de presse COVID-19» désormais fréquents du groupe de travail sur les coronavirus de la Maison-Blanche, nouvellement reconstitué — une rareté pendant les derniers jours de l’administration de Donald Trump.

«Aux États-Unis, nous sommes de retour sur la scène mondiale», a déclaré le docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses et conseiller médical spécial du président Biden. «Il s’agit d’un effort international. Et plus nous contrôlons le virus au niveau mondial — et nous ferons partie de ce processus, en tant que membre de la communauté internationale —, mieux nous nous porterons.»

Vaccin obligatoire ?

Les sondeurs ont également demandé aux répondants comment ils se sentiraient si leur gouvernement rendait obligatoire un vaccin sûr et efficace contre la COVID-19. Ce n’est qu’au Royaume-Uni qu’une majorité de répondants (62 %) ont déclaré qu’ils trouveraient une telle politique acceptable. En France, 75 % des répondants s’opposeraient à la vaccination obligatoire.

Aux États-Unis, 57 % des répondants s’opposent à cette idée, mais un écart beaucoup plus grand apparaît lorsque les résultats sont divisés selon des critères partisans: 28 % des répondants qui s’identifiaient comme «conservateurs» soutiendraient la vaccination obligatoire, comparativement à 60 % des répondants «libéraux». 

«Il est important de reconnaître qu’il existe une hésitation à l’égard des vaccins ici (aux États-Unis) — nous devons nous attaquer à cette hésitation, à ses racines, et comprendre pourquoi», a déclaré la docteure Rochelle Walensky, directrice des Centers for Disease Control.

Dans les quatre pays sondés par Pew, un pourcentage plus élevé de femmes a décrit un impact significatif de la COVID-19, dont 79 % aux États-Unis, contre 68 % des hommes. Cet écart est le plus étroit en France — 69 % des femmes ont signalé des changements dramatiques dans leur vie, contre 63 % des hommes.

«Ce fossé reflète des études qui ont montré que les femmes ont perdu leur emploi à un taux disproportionné par rapport aux hommes», indique Pew. 

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