Plusieurs milliers de foyers sont toujours dans le noir au Nouveau-Brunswick

LAMÈQUE, – Énergie NB doit reconstruire son réseau avec de l’équipement plus solide pour lui permettre de résister aux violentes tempêtes de verglas comme celle qui a fait tomber des poteaux comme des dominos la semaine dernière, estime le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

David Coon, seul membre du Parti vert à l’Assemblée législative de la province, a rappelé la tempête de verglas de 1998, qui avait forcé le Nouveau-Brunswick, le Québec, l’est de l’Ontario et le nord-est des États-Unis à demander l’aide de l’armée, et a ajouté que les tempêtes violentes étaient devenues régulières et faisaient en sorte que les normes doivent être plus élevées pour le système de distribution d’Énergie NB.

Selon lui, ces normes élevées doivent faire partie des modifications promises par le gouvernement libéral aux lois touchant les changements climatiques.

Le premier ministre Brian Gallant, qui tient des points de presse quotidiens sur l’état de la situation, ne s’est pas engagé à demander une enquête indépendante sur la façon dont Énergie NB a réagi à la tempête ni à exiger une modification des normes. Il n’était pas immédiatement disponible pour une entrevue, mercredi.

Le président d’Énergie NB, Gaëtan Thomas, a confié en conférence de presse, mardi, que l’infrastructure électrique était en bonne condition, ajoutant que ses ingénieurs allaient évaluer comment la société avait réagi à la tempête.

Il a expliqué que ses équipes vérifiaient les lignes électriques et remplaçaient régulièrement des poteaux devenus trop vieux.

Il a indiqué que les poteaux électriques avaient été conçus pour soutenir de lourdes glaces, mais que celle qui a recouvert l’équipement était quatre fois plus épaisse que ce que les normes les plus rigoureuses de l’Association canadienne de normalisation pouvaient anticiper.

Le site web d’Énergie NB révèle que plus de 8600 foyers étaient toujours dans le noir mercredi matin, principalement dans la péninsule acadienne et sur les îles Miscou et Lamèque. Certains clients du comté de Kent et de la région de Miramichi sont également toujours sans courant.

Environ 200 militaires des Forces canadiennes se trouvent dans ces secteurs pour s’assurer de la sécurité des résidants et dégager les débris qui jonchent les routes.