Plusieurs provinces élargissent la vaccination alors que le nombre de cas augmente

Les provinces ont poursuivi le déploiement de leur campagne de vaccination contre la COVID-19 dimanche, alors que l’administratrice en chef de la santé publique du Canada note une augmentation récente du nombre de nouveaux cas à travers le pays.

La Dre Theresa Tam a mentionné que les responsables de la santé observent une augmentation des nouvelles infections après plusieurs semaines de stabilisation. Le pays a signalé une moyenne quotidienne de 3052 nouveaux cas entre le 5 mars et le 11 mars.

Dans un communiqué, la Dre Tam s’est dit préoccupée par la hausse des cas liés à des variantes plus contagieuses, ainsi que par un taux d’infection plus élevé chez les Canadiens âgés de 20 à 39 ans.

«La transmission de la COVID‑19 chez des adultes plus jeunes, plus mobiles et ayant plus de liens sociaux, peut accroître le risque de propagation chez les populations plus vulnérables et dans les milieux à risque élevé», a-t-elle écrit.

Malgré l’augmentation des cas, les hospitalisations et les décès continuent de baisser, a précisé la Dre Tam.

Dans sa déclaration, elle souligne l’importance de poursuivre les efforts de vaccination, qui s’intensifie dans plusieurs provinces à mesure que de nouvelles doses arrivent.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a annoncé que le système de réservation de vaccins contre la COVID-19 de la province est prêt à commencer à prendre des rendez-vous pour les 80 ans et plus à partir de lundi matin. Cette annonce fait suite à de récents projets pilotes permettant à certaines pharmacies et médecins de famille de livrer les vaccins Oxford-AstraZeneca aux personnes âgées de 60 à 64 ans.

La Saskatchewan a également élargi le déploiement de sa campagne de vaccination, annonçant que toutes les personnes âgées de 70 ans ou plus peuvent prendre rendez-vous à partir de lundi.

Le Québec, qui vaccine déjà les personnes âgées de 70 ans et plus dans toute la province ou de 65 ans et plus à Montréal, élargira son système de réservation dès lundi pour ajouter quelque 350 pharmacies à la liste des endroits où les gens peuvent se faire vacciner.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a révélé que la province a administré plus de 30 000 doses samedi et a assuré que le Québec continuerait d’augmenter le rythme de la vaccination.

Contrairement à de nombreuses autres provinces, le Québec a autorisé l’utilisation du vaccin AstraZeneca pour les personnes de plus de 65 ans, malgré que le Comité consultatif national d’immunisation le déconseille en raison d’un manque de données sur l’efficacité pour ce groupe d’âge.

Sur Twitter, M. Dubé a tenu à rassurer la population sur la sécurité du vaccin, après que plusieurs pays européens eurent temporairement suspendu l’utilisation d’AstraZeneca en raison de préoccupations concernant les caillots sanguins.

«Le vaccin est la solution, peu importe lequel», a-t-il écrit.

L’Organisation mondiale de la santé et le conseiller médical en chef de Santé Canada ont soutenu qu’il n’y avait aucune explication scientifique suggérant un lien entre le vaccin Oxford-AstraZeneca et les caillots sanguins.

AstraZeneca avance qu’un examen réalisé sur 17 millions de patients ayant reçu le vaccin en Europe et au Royaume-Uni ne montrait aucun risque élevé de coagulation sanguine.

L’Alberta, quant à elle, est à court de doses du vaccin AstraZeneca qu’elle offre aux jeunes. Les Albertains nés entre 1957 et 1961, ainsi que les membres des Premières Nations, les Métis et les Inuits nés entre 1972 et 1976, sont éligibles pour les doses d’AstraZeneca.

Cette province a par ailleurs enregistré ses deux premiers cas du variant brésilien. Les deux sont liés aux voyages, a indiqué la médecin hygiéniste en chef, Deena Hinshaw.

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