Pollution atmosphérique: le vélo et la marche sont quand même bénéfiques

MONTRÉAL – Les bienfaits pour la santé du vélo et de la marche sont supérieurs à l’impact négatif de la pollution atmosphérique sur la santé, même dans les villes où ce problème est le plus prononcé, selon une nouvelle étude britannique.

On sait qu’une activité physique régulière réduit le risque de problèmes comme le diabète, la maladie cardiaque et plusieurs cancers, mais on s’inquiète parfois du risque potentiel associé à la pollution atmosphérique quand on marche ou pédale dans un environnement urbain.

Les chercheurs des universités britanniques de Cambridge et d’Est-Anglie ont utilisé des modèles informatiques pour comparer les risques et bienfaits de différents niveaux d’intensité et de durée de «déplacements actifs», et de pollution atmosphérique, dans différentes villes du monde.

Les scientifiques en viennent à la conclusion que seulement 1 pour cent des villes étudiées par l’Organisation mondiale de la Santé ont des niveaux de pollution atmosphérique suffisamment élevés pour effacer les bienfaits pour la santé de 30 minutes de vélo par jour.

Même dans la capitale indienne de New Delhi, qui est souvent qualifiée de ville la plus polluée du monde, il faudrait pédaler plus de cinq heures par semaine pour que l’impact négatif de la pollution atmosphérique soit supérieur aux bienfaits de l’exercice physique.

La pollution atmosphérique compte parmi les principales menaces pour la santé humaine et serait responsable chaque année de quelque 40 000 décès prématurés seulement au Royaume-Uni. Les émissions des voitures, des motos et des autobus comptent parmi les principales sources de pollution, et une augmentation des «déplacements actifs» aurait donc comme effet de combattre le problème.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal médical Preventive Medicine.