Pour empêcher la fermeture de la canalisation numéro 5, Ottawa invoque un traité

WASHINGTON — Pour la deuxième fois en un an, le gouvernement du Canada invoque un traité énergétique peu connu qui remonte à 1977 entre le Canada et les États-Unis pour défendre la canalisation numéro 5, un oléoduc qui sillonne le territoire des deux pays.

Cette fois, c’est à propos du Wisconsin, où la ligne 5 longe les rives sud-ouest du lac Supérieur avant de traverser le Michigan. Dans les deux États, les juges fédéraux entendent des affaires judiciaires visant à faire fermer l’oléoduc transfrontalier controversé.

Une bande autochtone du Wisconsin soutient que le propriétaire de l’oléoduc, la compagnie Enbridge, de Calgary, n’a plus le droit d’opérer sur son territoire.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, affirme que le Canada cherche à négocier une entente avec les États-Unis en raison de l’importance de la canalisation numéro 5 pour la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord.

Le traité, qui a été invoqué en octobre dernier dans l’affaire du Michigan, est expressément conçu pour assurer l’exploitation ininterrompue des hydrocarbures à travers les États-Unis.

« La perturbation économique et énergétique et les dommages causés au Canada et aux États-Unis par la fermeture de la ligne 5 seraient généralisés et importants », a écrit la ministre Joly dans un communiqué.

«Cela aurait un impact sur les prix de l’énergie, comme le propane pour le chauffage des maisons, et le prix de l’essence à la pompe. À une époque où l’inflation mondiale empêche les familles de joindre les deux bouts, ce sont des perspectives inacceptables.»

Le communiqué indique que le Canada appuie « fermement » une proposition d’Enbridge visant à rediriger l’oléoduc autour de la réserve Bad River Band dans le nord du Wisconsin.

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