Première arrestation après le renforcement de l’unité des crimes non résolus

MONTRÉAL — L’escouade élargie des crimes non résolus de la police provinciale du Québec a remporté sa première victoire jeudi après qu’un Québécois a été officiellement accusé de meurtre pour l’homicide d’une étudiante de premier cycle commis il y a 22 ans.

Marc-André Grenon fait face à des accusations de meurtre au premier degré, d’agression sexuelle grave et de voies de fait dans le cadre de deux affaires distinctes contre des étudiantes remontant à 2000.

M. Grenon a comparu par vidéoconférence à Chicoutimi, à environ 215 kilomètres au nord de la ville de Québec. Un procureur de la Couronne affirme que Marc-André Grenon a été inculpé en cour jeudi matin en lien avec le meurtre de Guylaine Potvin, une jeune de 19 ans qui a été retrouvée morte dans son appartement de Jonquière, au nord de Québec, le 28 avril 2000.

Le procureur de la Couronne Pierre-Alexandre Bernard a dit que M. Grenon, de la ville de Granby, située à l’est de Montréal, a également été accusé de tentative de meurtre et d’agression sexuelle sur une autre femme qui a été violemment agressée et laissée pour morte à Québec en 2000. Une interdiction de publication protège l’identité de la victime, qui a survécu à l’agression.

M. Bernard a indiqué que M. Grenon restera détenu jusqu’à ce que son dossier revienne devant le tribunal le mois prochain.

La police provinciale du Québec a confirmé aujourd’hui que l’arrestation de M. Grenon est la première depuis que son unité des crimes non résolus a été renforcée en 2018.

La Sûreté du Québec (SQ) avait annoncé cette année-là qu’elle bonifiait son équipe, passant de cinq agents à près de 30, afin de s’attaquer à des centaines de meurtres et de soupçons de meurtres remontant aux années 1960, mais en date de cet été, ils n’en avaient pas encore résolu un seul.

Mercredi, le résumé du cas de Potvin sur le site Web des affaires non résolues a été mis à jour pour ajouter le mot «résolu».

Les membres des familles des victimes de meurtres non résolus ont déclaré à la Presse Canadienne cet été qu’ils avaient l’impression que la police n’adoptait pas une approche proactive à l’égard de leurs affaires et se demandaient si les enquêteurs utilisaient pleinement les progrès de la technologie de l’ADN qui ont permis de résoudre des affaires non résolues aux États-Unis et ailleurs.

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