Prise 2: la NASA va tenter un nouveau lancement de sa fusée lunaire Artemis samedi

CAPE CANAVERAL, Fla. — La NASA va tenter pour la deuxième fois, samedi, de lancer sa nouvelle fusée lunaire Artemis pour un vol d’essai après qu’un problème de moteur eut forcé l’arrêt du compte à rebours lundi dernier.

La direction de l’agence spatiale américaine a annoncé avoir modifié sa procédure de ravitaillement en carburant afin de régler le problème. On a aussi rapporté qu’un capteur défectueux pourrait aussi être en cause dans le lancement avorté.

La fusée de 98 mètres — la plus puissante jamais construite par la NASA — est demeurée sur sa plateforme de lancement du Centre spatial Kennedy, accrochée à une capsule vidée de son équipage.

L’opération du vol d’essai vise à lancer la capsule dans l’espace afin qu’elle effectue une révolution autour de la lune avant de revenir sur Terre. Personne ne sera à bord alors que seulement trois mannequins seront installés dans la capsule. Si cet essai s’avère concluant, il s’agira de la première capsule à atteindre la lune depuis le programme Apollo il y a 50 ans.

Aller de l’avant avec un nouveau lancement dès samedi permettra à la NASA d’amasser davantage d’informations, même si le problème vécu lundi devait se répéter, a fait savoir le directeur du programme John Honeycutt. C’est mieux que «de nous voir rester assis à se gratter la tête en se demandant si on en a fait assez ou non», a-t-il résumé.

«D’après ce que j’ai entendu de notre équipe technique aujourd’hui, ce qu’on doit faire est de continuer à analyser les informations que l’on a et de peaufiner notre stratégie entourant le vol», a-t-il poursuivi.

Lors de la première tentative, lundi, les données ont révélé que l’un des quatre moteurs principaux du coeur de la fusée ne pouvait pas être refroidi suffisamment avant de procéder à la mise à feu prévue. Le moteur semblait afficher jusqu’à cinq degrés Celsius de plus que la température désirée de moins-250 degrés Celsius, la température de l’hydrogène, a expliqué M. Honeycutt.

Toutefois, les moteurs semblaient tous en parfait état selon le directeur du programme.

L’opération de refroidissement sera déclenchée une demi-heure plus tôt lors de la deuxième tentative de lancement, samedi, au moment où l’on procédera à l’approvisionnement en carburant en matinée.

Toujours selon M. Honeycutt, la procédure de refroidissement avait été menée plus tôt lors des essais fructueux effectués l’an dernier. On espère donc que la stratégie fonctionne à nouveau.

Par ailleurs, le fonctionnement d’un capteur a été remis en doute. On craint qu’il ait pu transmettre des données erronées lors de la tentative de lundi. Sauf que pour remplacer ledit capteur, il faudrait remorquer la fusée jusqu’à son hangar, ce qui entraînerait des semaines de retard.

Comme le programme Artemis accuse déjà des années de retard et que ce premier vol d’essai est évalué à 4,1 milliards $ US, la NASA veut se donner une nouvelle chance. Si tout va bien, des astronautes pourraient monter à bord dès 2024 pour effectuer un voyage autour de la lune avant de tenter de se poser sur l’astre en 2025.

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