Prix de l’essence: des facteurs ruraux et suburbains veulent être compensés

MONTRÉAL — Touchés par la hausse du prix de l’essence ces derniers mois, les facteurs ruraux et suburbains demandent d’être indemnisés.

Selon leur syndicat, la majorité des 11 000 facteurs ruraux et suburbains qui travaillent pour Postes Canada doivent utiliser leur propre véhicule pour livrer le courrier.

L’indemnisation qu’ils touchent pour le kilométrage parcouru est établie en fonction du taux maximum de l’allocation non imposable pour véhicule, qui est fixée par l’Agence du revenu du Canada.

Si ces facteurs ruraux et suburbains touchent une indemnité supérieure à ce taux maximum, toutes les indemnités liées à l’utilisation de leur véhicule deviennent alors imposables, explique le syndicat.

Selon le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, qui les représente, la seule façon d’augmenter le revenu dont ces facteurs disposent pour payer l’essence consiste à convaincre le gouvernement fédéral de hausser ce plafond.

Une pétition a même été lancée à cet effet. La date limite pour la signer était vendredi. On y précise que le taux d’indemnisation actuel est de 0,61 $ pour les 5000 premiers kilomètres et de  0,55 $ par kilomètre additionnel, ce qui ne paraît «pas suffisant pour couvrir les frais associés à l’usage d’un véhicule, compte tenu du prix actuel du carburant».

Les signataires invitent la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, à demander à l’Agence du revenu du Canada de hausser temporairement le taux d’indemnisation maximum par kilomètre d’au moins 15 % par rapport au taux actuel.

«Cette mesure temporaire devrait demeurer en place jusqu’à ce que le prix moyen de l’essence au Canada se situe sous la barre des 1,75 $ le litre», conclut la pétition.

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