Prix des maisons au Canada au 4e trimestre: déclin au Canada, hausse à Montréal

TORONTO — Le prix moyen des propriétés résidentielles a fléchi en un an au Canada de 2,8 % au quatrième trimestre, pour atteindre 757 100 $ en 2022, constituant la première baisse en glissement annuel depuis 2008, selon une étude publiée vendredi par la firme Royal LePage.

L’étude précise que dans les régions métropolitaines les plus peuplées, il y a eu diminution de prix de 4,6 % dans celle de Toronto et de 3,5 % dans celle de Vancouver, mais que dans la région de Montréal, les prix ont augmenté d’une année à l’autre au quatrième trimestre de 2,2 % pour atteindre 544 300 $. 

Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée dans la région de Montréal a augmenté de 1 % à 601 500 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété a affiché une hausse de 3,8 % pour atteindre 445 100 $. Cependant, dans le centre de Montréal, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a fléchi de 5,9 % au quatrième trimestre pour atteindre 1,037 million $.

Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée dans la région de Gatineau s’est établi au quatrième trimestre de 2022 à 461 200 $ alors qu’il a été de 360 200 $ à Sherbrooke, de 347 200 $ à Québec et de 309 700 $ à Trois-Rivières. 

Royal LePage a remarqué que les régions et banlieues du Québec ont attiré un nombre sans précédent d’acheteurs pendant la pandémie de COVID-19, ce qui a poussé la valeur marchande des propriétés à des sommets.

Le vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec, Dominic St-Pierre, a observé que les reculs trimestriels relevés entre le deuxième et le troisième trimestre avaient été beaucoup plus importants que ceux entre le troisième et le quatrième trimestre dans tous les marchés du Grand Montréal à l’exception de la Rive-Sud. Cela signifie, à son avis, que la correction des prix s’est adoucie au dernier trimestre de 2022 et que le marché devrait se stabiliser. 

Royal LePage signale qu’à l’échelle canadienne, il reste une pénurie d’offre de logements qui ne peut être compensée par un refroidissement temporaire de la demande. Plusieurs acheteurs attendent un creux de vague et lorsque les taux d’intérêt se seront stabilisés, les acheteurs reviendront en masse sur le marché, selon l’étude de la firme.

Royal LePage prévoit que plusieurs facteurs soutiendront les prix des maisons au Canada, notamment les niveaux d’emploi élevés, la forte épargne des ménages et les taux d’immigration records.

À propos de l’entrée en vigueur le 1er janvier dernier au Canada de l’interdiction de deux ans pour les acheteurs étrangers, Royal LePage prévoit qu’elle n’aura que peu d’impact sur la pénurie actuelle de logements.

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