Procès: la prof de yoga se sentait «piégée» quelques jours avant sa mort

HALIFAX — Kristin Johnston se sentait «piégée» à Halifax et peinait à trouver la manière de rompre avec son conjoint, et elle avait demandé conseil à des amis quelques jours avant sa mort, ont entendu les jurés, jeudi, au procès de l’homme accusé de l’avoir tuée.

La professeure de yoga originaire de Montréal aurait envoyé un message texte à sa meilleure amie, Jennifer Hazard, en disant qu’elle devait mettre fin à la relation avec son conjoint et qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour s’absenter de la maison.

Mme Hazard a affirmé à la Cour suprême de Nouvelle-Écosse — l’équivalent de la Cour supérieure au Québec — que Mme Johnston lui avait rendu visite au Costa Rica au début du mois de mars 2016 après avoir mis un terme à ses activités liées à la pratique du yoga à Halifax.

Elle a affirmé que Mme Johnston, âgée de 32 ans, lui avait paru exténuée à son arrivée, mais que son état d’esprit avait changé avant la fin du voyage.

Parfois émotive durant son témoignage, elle a décrit son amie comme une personne «lumineuse», et a affirmé qu’elle était à ce moment «excitée de déménager à Tofino (en Colombie-Britannique) et de commencer une nouvelle vie».

Mme Hazard a indiqué que les deux amies avaient prévu se revoir à Montréal environ un mois plus tard pour assister à un spectacle de Father John Misty avant de retourner à Halifax pour récupérer ses effets personnels et partir pour la Colombie-Britannique afin que Kristin Johnston puisse emménager avec sa soeur aînée.

«Être à la maison est très difficile. Je me sens tellement piégée ici, c’est fou», a dit Mme Hazard devant la cour, lisant un message qui lui aurait été envoyé par la victime quelques jours avant sa mort.

Le conjoint de la victime, Nicholas Butcher, est accusé de l’avoir tuée avant de tenter de mettre fin à ses jours dans la résidence de la jeune femme située près de Halifax, le 25 mars 2016.

Mercredi, dans sa déclaration d’ouverture au procès de Nicholas Butcher, accusé de meurtre au deuxième degré, la procureure Tanya Carter a affirmé que l’homme de 35 ans était «incapable de vivre sans Kristin Johnston» et qu’il l’avait tuée.

Le diplômé en droit de l’Université Dalhousie avait emménagé depuis peu dans la maison de la victime à Purcells Cove, a précisé la procureure.

Nicholas Butcher a lui-même appelé le 9-1-1 pour révéler qu’il avait tué sa conjointe et qu’il avait tenté de s’enlever la vie, a dit Me Carter. Il a plaidé non coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré.

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