Production de pétrole: un accord ne manquerait que l’appui du Mexique

DUBAÏ, Émirats arabes unis — Le différend entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie visant à faire remonter les prix internationaux de l’or noir est possiblement en voie d’être réglé.

L’entente annoncée par l’OPEP prévoit une réduction de la production de pétrole de 10 millions de barils à partir du mois prochain, jusqu’en juillet. La réduction sera ramenée à 8 millions de barils pour le reste de l’année et à 6 millions à compter de 2021, pour une période de 16 mois.

Il manque toutefois l’accord du Mexique, qui n’a pas encore approuvé l’entente.

Une longue vidéoconference de négociations a eu lieu jusqu’en journée, vendredi, entre les pays de l’OPEP, dont l’Arabie saoudite est le principal membre, et d’autres producteurs de pétrole. L’Arabie saoudite a dit que l’appui du Mexique était essentiel à la conclusion d’un accord.

L’effondrement des prix du pétrole a débuté au début du mois de mars, lorsqu’une dispute sur la production a éclaté entre l’Arabie saoudite et la Russie. La pandémie mondiale de COVID-19 est survenue à peu près en même temps, ce qui a provoqué une chute draconienne de la demande en pétrole.

Le secrétaire général de l’OPEP, Mohammed Barkindo, souligne d’ailleurs que la COVID-19 est devenue une bête incontrôlable qui joue un rôle majeur dans la fixation des prix du pétrole. Plusieurs analystes croient que la pandémie maintiendra la demande en pétrole à de faibles niveaux et que malgré l’accord, les prix ne pourront se relever significativement.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé jeudi après-midi de 2,33 $ US, à 22,76 $ US le baril.

Jeudi, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est entretenu avec son homologue de la Russie, Vladimir Poutine, et le roi Salmane d’Arabie saoudite, mais les États-Unis n’ont pas encore réagi à l’annonce d’un possible accord.

 

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