Programme d’alimentation dans les écoles: Ottawa appelé à éviter le «mur à mur»

OTTAWA — Des organismes communautaires demandent aux libéraux fédéraux d’éviter de créer un programme national «mur à mur» et uniforme pour remplacer la courtepointe d’initiatives locales qui permettent déjà de nourrir à l’école des milliers d’enfants démunis.

Les libéraux ont promis dans leur budget de 2019 de travailler avec les provinces et les territoires à la création d’un «programme national d’alimentation dans les écoles». Ottawa contacte depuis quelques mois les provinces, les territoires et les principaux intervenants pour élaborer ce programme.

Les groupes sur lesquels les libéraux s’appuient pour les conseiller dans cette démarche soutiennent qu’il faut d’abord connaître à quel moment le programme national serait lancé, quelle taille il aurait, quels élèves seraient admissibles et quels repas seraient offerts à l’école.

Joanne Bays, cofondatrice de l’organisme «De la ferme à la cafétéria», indique que les fonctionnaires fédéraux ont été invités à laisser aux provinces, aux territoires et même aux écoles la latitude nécessaire pour offrir des programmes qui répondent à leurs besoins spécifiques.

Il existe des milliers de programmes alimentaires pour aider les quelque cinq millions d’enfants inscrits dans les écoles publiques primaires et secondaires du pays. Ces programmes sont souvent offerts par des groupes communautaires, avec l’aide financière des gouvernements et des organismes de charité.

Debbie Field, coordonnatrice de la Coalition pour une saine alimentation scolaire, qui regroupe une centaine de groupes communautaires canadiens, n’est pas préoccupée outre mesure par le fait que les libéraux forment un gouvernement minoritaire à Ottawa: elle estime que la création d’un tel programme national est appuyée par tous les partis, aussi bien fédéraux que provinciaux.