Programme de garderies: Trudeau laisse entrevoir un transfert sans condition

MONTRÉAL — Déjà convaincu qu’il y a droit, le gouvernement Legault pourra certainement lire dans les propos du premier ministre Justin Trudeau une ouverture à ce que le Québec reçoive «sans condition» d’Ottawa les milliards de dollars de transferts liés à un programme de garderies à l’échelle du pays.

Mercredi, en entrevue au bulletin national de Noovo, M. Trudeau a dit avoir «confiance» quant aux priorités du Québec, mais est tout de même demeuré vague sur la question.

«Si l’on avance sur les garderies et les centres de la petite enfance à travers le pays, c’est à cause du leadership depuis bien des années du Québec», a réitéré le premier ministre, à propos d’un nouveau programme calqué sur celui du Québec.

M. Trudeau a toutefois dit que cela fait plusieurs années également qu’Ottawa investit et «qu’on envoie de l’argent aux provinces, y compris la juste part au Québec».

Dans cette entrevue à Noovo, il a affirmé qu’il avait «confiance que le gouvernement du Québec va suivre les priorités des Québécois».

«On sait qu’il y a bien des enjeux pour les familles au Québec, mais on a aussi confiance que le gouvernement qui a su bien gérer cette situation depuis le début va continuer à suivre ces priorités», a affirmé M. Trudeau, ajoutant que son gouvernement aurait «des discussions avec le gouvernement du Québec là-dessus».

Le programme national de garderies a été annoncé lundi dans le budget de la ministre Chrystia Freeland.

Comme le Québec a déjà son réseau, il aura une compensation financière, mais on ne sait pas quel ordre de grandeur atteindra ce nouveau transfert.

Mardi, le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, a déclaré à propos d’un éventuel transfert évalué à 6 milliards $ au cours des cinq prochaines années: «C’est sûr que ce sera sans condition.»

En commentant le caractère asymétrique de l’annonce, M. Girard a affirmé que ce principe était «non négociable».

Laisser un commentaire