Projet pilote pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre en régions éloignées

Le nouveau programme fédéral devrait accueillir un peu moins de 3000 personnes — soit environ 100 nouveaux arrivants et les membres de leur famille par communauté.

Photo : La Presse canadienne

OTTAWA — Le gouvernement fédéral lance un programme pilote pour stimuler l’immigration dans les collectivités rurales et nordiques aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre et un déclin de la population.

Plus des deux tiers des immigrants au Canada s’établissent dans les grandes villes, et les dirigeants de plus petites municipalités demandent à Ottawa de faire davantage pour les aider à attirer de nouveaux arrivants.

Ces maires croient que l’immigration est essentielle pour aider leurs collectivités à combler les pénuries de main-d’œuvre, alors que de plus en plus de gens quittent les petites villes pour les centres urbains.

«C’est une question courante — les dirigeants municipaux disent: « S’il vous plaît, nous avons besoin de plus de personnes, de travailleurs et de familles »», a souligné le ministre de l’Immigration, Ahmed Hussen, dans un entretien jeudi.

«L’immigration n’est pas le seul outil, mais c’est l’un des outils pouvant être utilisés pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre et de travailleurs qualifiés», a-t-il ajouté.

Les collectivités rurales et nordiques qui souhaitent faire partie du projet pilote de cinq ans devront prouver qu’elles peuvent accueillir et intégrer les nouveaux arrivants et leur famille, les employeurs jouant un rôle-clé dans cet effort. Le programme pilote s’adresse aux communautés situées en Ontario, dans les provinces de l’Ouest et dans les territoires.

Ce projet pilote fédéral s’inspire du Programme pilote d’immigration au Canada atlantique, lancé en mars 2017, qui a permis de faire croître la population et de répondre davantage aux besoins du marché du travail.

Le nouveau programme fédéral devrait accueillir un peu moins de 3000 personnes — soit environ 100 nouveaux arrivants et les membres de leur famille par communauté.

M. Hussen a dit croire qu’une récente augmentation de la population en Nouvelle-Écosse cette année était un indice que le programme apporte ses fruits dans cette région.

Cependant, la rétention d’immigrants dans des zones situées à l’extérieur des grands centres urbains pose problème, notamment dans le Canada atlantique. Selon les données du recensement de 2016, seulement 16 pour cent des immigrants qui ont produit des déclarations de revenus à l’Île-du-Prince-Édouard en 2011 y vivaient encore cinq ans plus tard.

Le nouveau projet pilote en milieu rural met l’accent sur la rétention. M. Hussen a déclaré que les communautés choisies pour participer devront non seulement démontrer qu’elles ont besoin de travailleurs qualifiés, mais également prouver qu’elles disposent des infrastructures nécessaires pour l’établissement des nouveaux venus. Cela comprend le soutien linguistique et à l’emploi pour asseoir rapidement les fondations pour les nouveaux arrivants.

Dans la même catégorie
1 commentaire
Les commentaires sont fermés.

Si vous lisez le dernier paragraphe : » Le nouveau projet en milieu rural met l’accent sur la rétention…. » Donc en résumé pour les gens des régions doivent PROUVER que les besoins de travailleurs est là, en plus que les infrastructures pour les acceuillir sont satisfaisante etc… Donc si je comprend bien, les grandes villes ou se concentre les immigrants sont déjà équipées de ces structures et n’ ont pas besoin de prouver qu’ ils en ont besoin? C’est bizarre!
On se ramasse avec des guettos etniques et de la main d’œuvre à rabais ! C’est bizarre!