QS dissout son collectif laïcité en raison de «comportements malheureux»

Québec solidaire (QS) a dissout discrètement son collectif sur la laïcité en raison de «comportements malheureux».

Les membres ont voté en faveur de la dissolution de ce collectif à huis-clos lors de leur conseil national la fin de semaine dernière, mais la décision n’a pas été rendue publique.

La laïcité a longtemps été un enjeu délicat à QS, mais cette fois le parti de gauche cloue le cercueil. 

En entrevue avec La Presse Canadienne jeudi, la porte-parole du bureau national de QS, Gabrielle Brais-Harvey, a indiqué que des membres avaient déposé des plaintes contre les participants du collectif, mais a refusé de donner davantage de détails.

Une publication de gauche sur le web rapporte pour sa part que «plusieurs associations s’étaient plaint» et des membres «s’étaient sentis ostracisés par la propagande du collectif, particulièrement celles qui portaient le hijab». 

On peut aussi lire que «le collectif ne respectait pas les valeurs du parti» et que la direction avait rencontré à plusieurs reprises ses représentants. 

Le collectif sur la laïcité comptait entre 10 et 12 membres, selon les indications de QS. Ils peuvent continuer à être membres du parti et à discuter de façon non officielle de ce sujet, mais leur collectif n’est plus officiellement reconnu. 

Rappelons qu’à l’origine, QS était en faveur du «compromis» de la commission Bouchard-Taylor en matière de laïcité, c’est-à-dire l’interdiction de signes religieux aux représentants de l’autorité coercitive de l’État, agents de la paix, policiers, procureurs, etc. 

En 2019, le parti a complètement rejeté sa position initiale. QS s’oppose désormais à l’interdiction des signes religieux. 

QS regroupe en son sein plusieurs collectifs, qui sont en quelque sorte des groupes de discussions sur différents enjeux. 

La loi actuelle sur la laïcité, adoptée par le gouvernement caquiste et contestée devant les tribunaux, interdit le port de signes aux fonctionnaires en position d’autorité coercitive religieux, policiers, agents correctionnels, enseignants, etc.

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