Quadruple homicide à Markham, en Ont.: le tueur écope de 40 ans de prison ferme

Les crimes du jeune homme de 24 ans qui a tué toute sa famille à Markham sont «profondément troublants», a déclaré une juge ontarienne, vendredi, en le condamnant à 40 ans de prison ferme.

Menhaz Zaman avait plaidé coupable en septembre dernier à trois chefs de meurtre au premier degré et à un chef de meurtre au deuxième degré pour avoir tué ses parents, sa sœur et sa grand-mère, le 27 juillet 2019.

«Des mots comme »brutal », »cruel », »froid » et »impitoyable » ne suffisent pas pour exprimer l’énormité de sa violence», a soutenu la juge Michelle Fuerst alors qu’elle prononçait la peine lors de l’audience d’un tribunal de Newmarket diffusée sur Zoom.

Selon un exposé conjoint des faits, Menhaz Zaman avait envoyé un SMS à un ami au Minnesota avec des photos des corps ensanglantés. Cet ami a contacté la police de Toronto dans une tentative frénétique d’alerter les autorités, a appris le tribunal.

Les policiers torontois ont pu retracer l’adresse IP des communications jusqu’à un domicile de Markham, en Ontario. Ils ont ensuite appelé la police régionale de York, qui a envoyé des agents sur place.

À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont trouvé le jeune homme, qui leur a parlé des meurtres. Les agents ont aussi découvert les corps de Firoza Begum, 70 ans, Moniruz Zaman, 59 ans, Momtaz Begum, 50 ans, et Malesa Zaman, 21 ans.

Le tueur a dit avoir tué ses proches parce qu’ils étaient sur le point de découvrir qu’il menait une double vie. Il leur avait menti pendant des années en prétendant fréquenter l’Université York pour devenir ingénieur.

Il avait en fait passé quelques sessions au collège Seneca College, mais il avait échoué dans le programme de génie informatique en 2015, toujours selon ce qu’a appris le tribunal.

Tous les chefs d’accusation de meurtre auxquels il a plaidé coupable entraînent automatiquement une peine d’emprisonnement à perpétuité.

La couronne et la défense ont convenu d’une peine de 25 ans sans possibilité de libération conditionnelle à purger simultanément pour les chefs de meurtre au premier degré, en plus de 15 ans pour le chef de meurtre au deuxième degré. La juge a accepté.

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