Quarantaine de 14 jours pour tous ceux qui entrent au Nouveau-Brunswick

La fameuse «bulle Atlantique», qui a été crevée lundi avec le départ de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador, est maintenant bel et bien chose du passé, avec le retrait du Nouveau-Brunswick.

À compter de minuit une, vendredi, tous ceux qui arriveront au Nouveau-Brunswick, qu’ils habitent ou non au Canada atlantique, devront s’isoler pendant 14 jours à leur arrivée. Le premier ministre Blaine Higgs a expliqué jeudi en conférence de presse que cette décision était nécessaire pour empêcher la transmission communautaire de s’installer au Nouveau-Brunswick.

La «bulle Atlantique», créée en juillet, permettait aux résidents des quatre provinces de l’Atlantique de voyager librement dans cette région du pays sans devoir s’isoler après un déplacement interprovincial.

Le Nouveau-Brunswick a annoncé jeudi 12 nouveaux cas de COVID-19: huit dans la région de Saint-Jean, un dans la région de Moncton et trois dans la région de Fredericton. Saint-Jean et Moncton ont d’ailleurs été identifiés comme des «points chauds» au Canada atlantique, tout comme Halifax, en Nouvelle-Écosse voisine. M. Higgs explique que la transmission communautaire confirmée à Halifax fait peser une menace immédiate pour sa province.

On compte maintenant 105 cas actifs au Nouveau-Brunswick, pour un bilan total de 465 cas confirmés depuis le début de la pandémie en mars.

Un bar de Halifax 

En Nouvelle-Écosse, on signalait jeudi 14 nouveaux cas, la majorité dans le centre de la province. On compte maintenant 114 cas actifs dans la province, et les autorités sanitaires ont effectué 2253 tests de dépistage mercredi.

Le médecin hygiéniste en chef, le docteur Robert Strang, a déclaré que la province avait constaté une augmentation des tests asymptomatiques parmi le personnel et les clients d’un bar de Halifax, lors de cliniques mobiles de dépistage rapide.

À Terre-Neuve-et-Labrador, on signalait jeudi trois nouveaux cas de COVID-19, dont celui d’une fille de moins de 19 ans. Cette infection est liée à une éclosion croissante dans l’ouest de l’île.

Les deux autres cas sont liés aux voyages: une personne arrivée d’Afrique de l’Est et l’autre de la Nouvelle-Écosse avant la fermeture de la «bulle atlantique», plus tôt cette semaine.

Terre-Neuve-et-Labrador compte désormais 28 cas actifs, pour un bilan de 327 cas confirmés depuis le début de la pandémie.

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