Quatre semaines de grève chez Exceldor: les discussions sont laborieuses

MONTRÉAL — Après quatre semaines de grève chez Exceldor, les discussions sont laborieuses entre les parties et n’avancent guère, malgré d’intenses efforts de conciliation-médiation au cours des derniers jours.

Les négociations avaient achoppé vendredi dernier, après que le syndicat des TUAC, affilié à la FTQ, eut refusé la proposition de la conciliatrice.

En fin de semaine, la conciliatrice a présenté une «hypothèse de travail» à l’employeur, cette fois. Et c’est maintenant lui qui l’a refusée, soutient le syndicat.

Joint au téléphone, l’employeur a confirmé qu’ «on est au même point; on n’a pas fait d’avancée depuis 21 jours et ça fait 21 jours que la médiatrice a été nommée».

Gabrielle Fallu, conseillère principale aux relations publiques, affirme que c’est justement devant cette absence de progrès qu’Exceldor avait accepté l’arbitrage proposé par le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet.

Le syndicat des TUAC avait cependant refusé cet arbitrage.

Or, pour obtenir un arbitrage de renouvellement de convention collective, il faut que les deux parties l’acceptent et que les deux parties en fassent la demande conjointement.

Un tel arbitre a, en effet, le pouvoir de déterminer le contenu de la convention collective et le droit de grève et de lock-out est alors suspendu. Pour trancher, l’arbitre tient compte des conditions de travail qui prévalent dans les entreprises semblables et celles qui concernent les autres salariés de l’entreprise, le cas échéant.

Le syndicat a expliqué son refus par le fait qu’il tenait à ce que soient réglés plusieurs problèmes qui durent depuis des années quant aux conditions dans lesquelles le travail est exercé. Il parle de climat «toxique».

Les salaires sont également en litige. L’employeur offre 22,51 $ l’heure et le syndicat revendique 25 $ l’heure.

Donc, la grève se poursuit, avec le gaspillage alimentaire qui en résulte.

Les deux parties attendent maintenant un autre signal de la conciliatrice.

La direction d’Exceldor estime que «la balle est dans le camp du syndicat».

Et le syndicat estime qu’il n’a pas à consulter de nouveau ses membres, qui lui ont déjà donné un mandat clair quant à savoir ce qu’il fallait obtenir, comme avancées, pour qu’ils en viennent à un règlement.

Les 550 travailleurs d’Exceldor, un transformateur de poulet de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, ont déclenché la grève le 23 mai dernier.

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