Québec augmentera sa capacité de dépistage, dit Arruda

QUÉBEC — Le Québec espère pratiquement égaler la capacité de dépistage du coronavirus de tout le Canada.

Les autorités veulent ainsi contrôler les éclosions qu’entraînera inévitablement le déconfinement de l’économie annoncé mardi, en plus du retour en classe annoncé la veille.

Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a indiqué qu’il souhaitait passer d’une capacité de 14 000 tests par jour à une vingtaine de milliers. Or, la capacité quotidienne actuelle de tout le Canada est de plus de 20 000.

«Notre capacité augmentera beaucoup, pour atteindre presque davantage que ce que le Canada fait», a dit M. Arruda au bilan quotidien de la lutte à la pandémie, au côté du premier ministre François Legault.

L’augmentation à venir de la cadence est attribuable à de nouveaux contrats et à des nouvelles technologies, a-t-il précisé.

La santé publique recommencera sous peu des «sessions de dépistage» auprès de certains groupes de la population, pour «tester les situations d’éclosion qui pourraient arriver dans le milieu scolaire, en garderie ou dans le milieu économique et industriel», a expliqué M. Arruda.  

Cependant, il ne s’agira pas de dépistage massif et systématique de toute la population. «On ne teste jamais tout le monde, mais par échantillons, et nous tentons d’extrapoler», a ajouté le directeur de la santé publique.

Les autorités élargissent donc le nombre de groupes qui étaient ciblés. Six bassins étaient auparavant testés en priorité:

– les patients hospitalisés et ceux qui se présentent à l’urgence qui ont un diagnostic clinique ou radiologique compatible avec la COVID-19;

– les professionnels de la santé symptomatiques en contact direct avec les patients, incluant les ambulanciers;

– les résidants des centres d’hébergement et de soins de longue durée et de résidences privées pour aînés symptomatiques ou exposés dans leur milieu de vie à une situation d’éclosion ou de décès inattendu avec une cause respiratoire infectieuse suspectée;

– les personnes symptomatiques vivant en région éloignée, dans une communauté isolée ou issue des Premières Nations ou communautés inuites, qui ont un accès limité à un hôpital;

– les premiers répondants ou les travailleurs du système de sécurité publique symptomatiques et les autres travailleurs fournissant des services essentiels; certaines personnes symptomatiques de la communauté, sur recommandation directe du directeur de santé publique.

Les dernières données indiquaient que plus 204 472 personnes avaient été testées au Québec. Seules l’Alberta et la Nouvelle-Écosse ont des taux de dépistage supérieurs au Québec.