Québec/Canada

Le réalisateur Benoit Pilon en tournage à Iqaluit, la capitale du Nunavut

MONTRÉAL – De toute évidence, le réalisateur Benoit Pilon ne craint ni les rigueurs météorologiques ni l’éloignement.

Dernièrement, il a mis le cap sur la capitale du Nunavut pour y tourner son nouveau film intitulé «Iqaluit».

Avant même d’y mettre les pieds, il savait pertinemment que des défis de taille l’attendaient sur place.

En entrevue à La Presse Canadienne, M. Pilon a raconté que pour mener à bien un tel projet, il lui fallait être prêt à travailler avec moins de personnel qu’à l’habitude pour éviter que les coûts de déplacement et de logement ne soient astronomiques.

Sans grande surprise, il a ajouté qu’il avait également été obligé de se préparer à composer avec un climat qui peut jouer les trouble-fêtes lorsque des scènes doivent être filmées à l’extérieur. Benoit Pilon a, en effet, spécifié que «la température a tendance à changer rapidement» et radicalement dans le nord du pays.

Ces facteurs n’ont pas suffi à refroidir les ardeurs de quelques visages bien connus comme Marie-Josée Croze, François Papineau et Sébastien Huberdeau qui ont accepté de le suivre dans cette aventure.

M. Pilon a également choisi d’intégrer Natar Ungalaaq à la distribution.Il l’avait déjà dirigé sur le plateau de «Ce qu’il faut pour vivre» et la performance de l’acteur lui avait ultérieurement valu un prix Jutra.

Le réalisateur est persuadé qu’avec sa petite équipe, il sera en mesure d’accomplir de grandes choses et ce, pour une raison fort simple.

«C’est un contexte de travail qui est très favorable pour les artistes et pour moi. On ne pense qu’au film. On se concentre exclusivement là-dessus», a-t-il expliqué.

Il a été prévu que le tournage d’«Iqaluit» se poursuive jusqu’à la fin du mois de septembre.

Le scénario est axé sur l’histoire de l’épouse d’un travailleur qui se rend dans l’Arctique pour comprendre comment son mari y a été grièvement blessé.