ADM annonce que l’ancienne aérogare de Montréal-Mirabel sera démolie

MONTRÉAL – Inoccupée depuis près de 10 ans, l’ancienne aérogare de Montréal-Mirabel sera démolie.

Aéroports de Montréal (ADM) en a fait l’annonce, jeudi, à l’occasion de son assemblée annuelle publique.

Le conseil d’administration d’ADM a ainsi donné le feu vert au lancement d’un appel d’offres pour le démantèlement du bâtiment, inoccupé depuis la fin novembre 2004. Le bâtiment en question occupe 15 des 6000 acres de la zone opérationnelle de l’aéroport Montréal-Mirabel, converti en pôle aéronautique.

Deux rapports d’experts ont permis à ADM de conclure que l’ancienne aérogare est aujourd’hui totalement désuète et qu’il serait économiquement injustifié de tenter de la récupérer à des fins commerciales.

L’approbation finale quant à l’octroi du contrat visant le démantèlement du bâtiment sera donnée par le conseil d’administration d’ADM en septembre prochain.

Le président-directeur général d’ADM, James C. Cherry, a souligné jeudi que les dépenses pour entretenir minimalement le bâtiment depuis la fin de 2004 ont totalisé plus de 30 millions $ et que des réparations majeures d’au moins 15 millions $ sont requises de manière urgente.

«Il est temps de tourner la page et de penser à l’avenir», a-t-il déclaré par communiqué.

Résultats

Aéroports de Montréal a par ailleurs annoncé jeudi ses résultats d’exploitation consolidés pour le premier trimestre 2014.

Ce premier trimestre a vu le trafic à Montréal-Trudeau se chiffrer à 3,5 millions de passagers embarqués/débarqués, en légère hausse.

Les revenus tirés des stationnements et une hausse des tarifs aéronautiques ont fait en sorte que les produits consolidés se sont élevés à 113,9 millions $, une augmentation de 1,2 million $ ou 1,1 pour cent comparativement à la même période l’année précédente.

Les charges d’exploitation ont atteint 46,3 millions $, une hausse de 2 millions $ ou 4,5 pour cent. Cette variation s’explique notamment par l’augmentation de certaines dépenses d’exploitation ainsi que par la hausse des salaires.

Le trimestre s’est soldé par une insuffisance des produits par rapport aux charges de 3,2 millions $, comparativement à un excédent de 1,3 million $ pour la période correspondante en 2013.