Allocations de transition aux députés: Couillard prêt à légiférer rapidement

SAINT-GEORGES, Qc – Le premier ministre Philippe Couillard s’est dit prêt, vendredi, à légiférer rapidement pour revoir les généreuses allocations de transition versées aux députés démissionnaires en cours de mandat.

Depuis des années, le débat autour de ces primes de départ accordées aux élus qui choisissent de ne pas compléter leur mandat revient périodiquement hanter le gouvernement.

La semaine dernière, il a refait surface quand on a appris que deux députés libéraux, Gilles Ouimet et Marguerite Blais, tiraient leur révérence seulement 16 mois après avoir été élus. M. Ouimet aura droit à une prime de 56 000 $ et Mme Blais à la somme de 150 000 $.

Avant eux, l’ex-ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, avait choisi de retourner à la pratique de la médecine et avait empoché une rondelette somme de 150 000 $.

En point de presse, en marge d’un caucus de deux jours de ses députés en prévision de la rentrée parlementaire, M. Couillard a dit qu’il était bien conscient que ces allocations suscitaient la grogne de la population, et que lui-même réprouvait cette pratique.

«Je l’ai déjà dit: je n’aime pas cette pratique», a dit M. Couillard, qui en a lui-même empoché une, quand il a quitté la politique en 2008.

Il a soutenu que la question devait être abordée «dans son ensemble», donc en tenant compte aussi de la rémunération globale des députés, du régime de retraite et des allocations non imposables, en s’appuyant sur le rapport sur le sujet produit par l’ex-juge Claire L’Heureux Dubé.

M. Couillard se dit prêt à prendre l’initiative de déposer un projet de loi dès cet automne, s’il obtient l’aval des partis d’opposition.

«Cette question peut être rapidement réglée à l’automne», a-t-il commenté, en souhaitant que les parlementaires s’élèvent au-dessus des considérations partisanes.

«Je veux le faire avec les partis d’opposition, a ajouté le premier ministre. Je leur lance un appel, qu’on travaille ensemble pour le faire.»

Il a reconnu que «le gouvernement doit être en position de leadership là-dessus».

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