Augmentation des vols et du vandalisme sur les installations pétrolières

CALGARY – Les firmes de sécurité sur les sites pétroliers de l’Alberta ont constaté une augmentation des vols et du vandalisme dans les derniers mois alors que la chute du prix du brut a affecté les activités de forage et les emplois dans la province.

Les contrevenants ont dérobé du diesel, des génératrices et d’autres objets liés aux installations, a expliqué Joden Dorner, directeur des opérations de sécurité de l’entreprise Prospector Energy Services, dans le nord-ouest de la province. La valeur de l’équipement volé équivaut à moins de 10 000 $.

Il a aussi remarqué sur les sites des portes dans lesquelles des gens ont asséné des coups de pied et des fenêtres fracassées.

Il s’agit pour l’instant d’infractions mineures, selon M. Dorner.

M. Dorner note toutefois que le nombre de ces cas a augmenté «de manière constante» depuis le début du printemps. D’années en années, ces incidents grimpent d’environ 25 pour cent, selon lui.

Si cette tendance se poursuit, dit-il, le bilan pourrait doubler au printemps prochain.

Le secteur pétrolier éprouve des difficultés depuis la chute prolongée du prix du pétrole, qui a commencé à la fin de l’année dernière. Le baril de pétrole oscille maintenant autour de 45 $ US. Il y a un an, il valait plus du double.

L’Association canadienne des producteurs pétroliers estime qu’au moins 35 000 Albertains ont perdu leur emploi dans le secteur du gaz et du pétrole cette année.

Danish Tahir, directeur des opérations au Security Services Group, a indiqué que sa firme avait également des problèmes de vols de fils de cuivre sur les sites de construction et les installations pétrolières. «L’économie est un facteur. Parfois c’est à l’interne. Des gens sont mis à pied et ils sont en colère», a-t-il expliqué.

Selon M. Tahir, la plupart des vols surviennent dans des zones faciles d’accès autour des grandes villes comme Calgary et Edmonton.

Mark Salkeld, président-directeur général de l’Association des services pétroliers du Canada, a souligné que le problème n’était pas si grave, puisque les entreprises de sécurité ne l’ont pas contacté à ce sujet.

«Ça a été tranquille. Ça arrive probablement encore à un certain niveau, mais ce n’est pas assez répandu auprès de nos membres pour que ce soit porté à notre attention. On entend (des histoires) de temps en temps», a-t-il soutenu.

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