Big Bird et sa bande sont sur le point de célébrer leur 45e anniversaire

NEW YORK, États-Unis – Pour pouvoir devenir l’émission pour enfants ayant la plus grande longévité dans l’histoire du petit écran aux États-Unis, une seule solution s’impose: il faut savoir renouveler ce qui est proposé aux tout-petits.

Alors, même si les jeunes parents d’aujourd’hui qui ont grandi en regardant «Sesame Street» ont toujours la possibilité de suivre les péripéties de certains de leurs personnages préférés, comme Big Bird, en compagnie de leur progéniture, ils ne peuvent que constater que les choses ont bien changé depuis la création de ce rendez-vous télévisuel il y a presque 45 ans le 10 novembre 1969.

Cookie Monster a notamment revu ses habitudes plutôt discutables et même s’il peine toujours à respecter les règles généralement associées à une alimentation saine, il avale, parfois, un peu à contrecoeur quelques fruits et légumes à la place de ses sempiternels biscuits.

Il n’y a pas que les vedettes de l’émission qui ont connu une certaine évolution au fil du temps, le jeune public a également changé.

La preuve: des millions d’enfants visionnent désormais les épisodes de «Sesame Street» sur des téléphones intelligents ou encore sur des ordinateurs au lieu de s’asseoir devant la télévision pour les regarder.

Dans les aventures présentées à ces téléspectateurs de la nouvelle génération, il y a moins d’humains pour la simple et bonne raison qu’ils ne sont pas assez dynamiques pour les bambins d’aujourd’hui.

Il est assez extraordinaire que «Sesame Street» ait pu survivre aussi longtemps vu l’accroissement exponentiel de la compétition.

En 1973, il n’y avait que deux émissions réservées aux tout-petits qui n’étaient pas encore en âge de fréquenter l’école.

Désormais, il en existe plus de 80 à la télévision seulement et l’offre est quasiment infinie en ligne.

Malgré cette évolution du paysage médiatique, «Sesame Street» a toujours un audimat enviable. L’émission attire toujours quelque 850 000 fidèles par épisode.