Budget fédéral: des prêts pour les immigrants à la recherche d’une équivalence

OTTAWA – Deux inquiétudes de longue date des nouveaux arrivants au Canada ont été abordées mardi lors du dévoilement du budget fédéral: comment vivre dans de meilleures conditions ici et comment mieux aider sa famille dans son pays d’origine?

Le gouvernement a annoncé qu’un projet pilote lancé il y a trois ans afin d’aider les personnes formées à l’étranger à obtenir une équivalence au Canada grâce à un petit prêt deviendra un programme permanent pour aider les immigrants à obtenir de meilleurs emplois.

Le nouveau budget a aussi pour objectif d’aider les immigrants à profiter de moyens plus fiables et sûrs d’envoyer une partie de leurs revenus à leur famille à l’étranger.

Le programme de prêts avait vu le jour lors de la campagne électorale de 2011, quand les conservateurs avaient promis d’aider les travailleurs formés à l’étranger à trouver des emplois dans leur champ d’activité une fois arrivés au Canada.

Ou, comme les conservateurs le disaient, pour s’assurer que des médecins ne deviennent pas chauffeurs de taxi une fois au Canada.

Une des raisons derrière ce problème était que les immigrants n’avaient pas les moyens financiers de payer pour les examens ou les cours requis par les normes canadiennes et n’avaient pas l’historique de crédit nécessaire pour obtenir un prêt bancaire pour couvrir ces frais.

Le programme offre des prêts allant jusqu’à 15 000 $ afin de couvrir les différents frais associés à l’obtention d’une équivalence de diplôme ou de formation. Le gouvernement a mentionné que lors des deux premières années du projet, près de 1500 prêts d’une valeur totale de 9 millions $ avaient été fournis.

On estime que 24 pour cent des immigrants formés à l’étranger travaillent dans un milieu professionnel lié à leur formation, comparativement à 62 pour cent des personnes nées au Canada, selon la Société de recherche sociale appliquée.

Les immigrants présents au Canada envoient plus de 24 milliards $ par année dans leur pays d’origine, selon une estimation de la Banque mondiale. Aucune agence canadienne ne comptabilise de données à ce sujet, mais on prévoit commencer à le faire.

Un total de 6 millions $ sera investi au cours des cinq prochaines années afin de réduire les coûts liés à ce phénomène et mieux le réglementer.

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