Cadavres à Routhierville: Christian Chabot est formellement accusé de meurtre

RIMOUSKI, Qc – L’homme arrêté mardi après-midi en lien avec la découverte de deux cadavres, en début de soirée lundi, dans une automobile immobilisée sur la route 132 à Routhierville, dans le Bas-Saint-Laurent, a brièvement comparu mercredi midi, à Rimouski.

Christian Chabot, âgé de 36 ans, fait face à deux chefs d’accusation de meurtre au premier degré. Il devra se présenter au palais de justice le 19 juin prochain, à Amqui, pour fixer la date de son procès.

Les deux victimes d’homicide sont une femme de 37 ans, Michelle Clusiau, et son fils de 5 ans.

Selon la Sûreté du Québec, l’individu était une connaissance des deux victimes et a été arrêté alors qu’il marchait sur une voie ferrée, à Sainte-Florence, un village situé à proximité de l’endroit où les deux cadavres ont été découverts.

L’automobile avait été rapportée volée en début de journée, lundi, à Laval. Quelques heures plus tard, elle aurait été impliquée dans un délit de fuite à Causapscal, au Bas-Saint-Laurent.

L’avocat de l’accusé, Me Pierre Gagnon, a expliqué en entrevue que les éléments de preuve de la part de la poursuite n’étaient pas encore disponibles. C’est pourquoi il a renoncé, du moins pour le moment, à la tenue d’une enquête sur remise en liberté.

«Il faudra, dans un premier temps, qu’on connaisse tous les tenants et aboutissants du dossier, déterminer si, d’une part, notre évaluation fait en sorte qu’il a des chances d’obtenir une remise en liberté dans un contexte comme celui-là et dans la situation personnelle de mon client, parce qu’il faut savoir qu’il était sous le coup d’une période d’emprisonnement en collectivité au moment où on se parle (…), alors ça peut rendre difficile d’obtenir une remise en liberté. Faut regarder aussi quelles sont les garanties qui peuvent être offertes dans le cadre d’une procédure de remise en liberté», a dit l’avocat.

Me Gagnon ne pouvait cependant préciser si la peine que purgeait son client en collectivité au moment du drame avait un bel et bien un lien avec les victimes.

L’avocat, qui n’a que brièvement parlé à Christian Chabot mardi soir lors de son arrestation et mercredi midi lors de la comparution, n’exclut pas la possibilité de demander une évaluation d’aptitude à comparaître.

«Je n’ai pas eu l’opportunité de lui parler, alors j’entends le faire au cours des prochaines heures et d’ici au 19 juin, on déterminera s’il serait pertinent de demander, à tout le moins, une évaluation sur son aptitude à comparaître avant de poursuivre les procédures», a-t-il dit.