Canadienne violée à Paris: le père affirme que sa fille aura besoin d’aide

TORONTO – Le père de la Canadienne qui allègue avoir été violée par plusieurs agents au siège de la police judiciaire à Paris affirme que sa fille devra consulter des psychiatres pour obtenir de l’aide.

Lors d’une rencontre avec des journalistes de la radio française Europe 1, le père de la femme a déclaré avoir été blessé par l’attitude de l’ambassade du Canada en France dans cette affaire.

Le texte publié par Europe 1 ne donne pas plus de détails sur cette remarque.

Deux policiers d’une unité d’élite font l’objet d’une enquête après les allégations de la touriste canadienne, qui affirme avoir été violée au 36, quai des Orfèvres, qui abrite la police judiciaire française.

Le reportage d’Europe 1 indique que le père de la femme a refusé de discuter de l’affaire en détails, en précisant qu’il en dirait plus lors d’un éventuel procès. Les journalistes français affirment avoir rencontré l’homme à Toronto, où il travaille comme policier depuis de nombreuses années.

«Ma fille va devoir voir beaucoup de psychiatres», a-t-il dit aux reporters d’Europe 1.

Le nom de la victime alléguée n’a pas été rendu public.

Un troisième policier est considéré comme un «témoin assisté» dans cette affaire, un statut intermédiaire entre le témoin et le suspect.

Les trois policiers mis en cause ont été suspendus de leurs fonctions en attendant la conclusion de l’enquête.

Des médias français ont rapporté qu’une touriste canadienne âgée de 34 ans avait rencontré des policiers qui n’étaient pas en service dans un bar parisien la semaine dernière. Elle les aurait ensuite accompagnés sur leur lieu de travail, le célèbre «36».

L’avocat de l’un des suspects a déclaré à La Presse Canadienne qu’il s’agissait d’une relation sexuelle «consensuelle».