Cédrika: plus de 200 policiers ont été mobilisés pour les recherches

SAINT-MAURICE, Qc – Plus de 200 policiers de la Sûreté du Québec ont été mobilisés lundi pour poursuivre les recherches dans le secteur boisé de Saint-Maurice, près de Trois-Rivières, où des ossements de la petite Cédrika Provencher ont été découverts vendredi dernier.

Les policiers ratissent la forêt afin de trouver des indices qui pourraient éventuellement mener à l’arrestation d’un suspect dans cet assassinat.

Rien ne filtre de l’opération et dimanche le patron de la SQ, Martin Prud’homme, n’a pas voulu confirmer ou nier que de nouvelles informations ont été transmises aux autorités depuis la découverte des restes humains.

Les recherches s’effectuent sous la pluie et un système d’éclairage a été dépêché sur les lieux, laissant croire qu’elles pourraient se poursuivre à la noirceur. Elles sont accélérées pour éviter notamment que des chutes de neige ne viennent camoufler des preuves potentielles.

Entre-temps, des gens attristés par l’événement continuent de se rendre près du site pour déposer des fleurs et des peluches.

Les ossements de la fillette de 9 ans, qui était portée disparue depuis plus de huit ans, ont été trouvés par des chasseurs dans un bois situé à une quinzaine de kilomètres de Trois-Rivières.

Le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, qui a visité les lieux de la macabre découverte pour la première fois, lundi, ne cachait pas ses sentiments de tristesse. «Cela fait revivre des mauvaises choses, des mauvais moments. C’est un dédoublement de choses déjà vécues. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’on espère que les policiers vont trouver le coupable.»

M. Provencher dit qu’il avait toujours gardé espoir de retrouver sa petite-fille en vie. «Je cherchais une vivante, une petite fille vivante. On a beau penser que cela (la retrouver morte) peut arriver, mais ça frappe plus fort que ce qu’on pense. Tu ne t’y fais jamais.»

Ne pouvant pas toujours réprimer ses larmes, l’homme éploré a ajouté que les autres membres de la famille ressentaient la même chose que lui. «Un bizarre de mélange. Un mélange de tristesse et de consolation de dire que c’est terminé.»

La Fondation Cédrika-Provencher, qui s’est donné comme mission de tout mettre en œuvre pour éviter que d’autres enfants ne subissent pareil sort, ne cessera pas ses activités, a assuré le grand-père. «La Fondation va continuer, c’est certain (…). Je m’en occupe.»

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