Charte: les fonctionnaires réfractaires auront de l’aide pour aller au privé

MONTRÉAL – Les employés de la fonction publique qui refuseront de retirer leurs signes religieux au travail recevront de l’aide pour se trouver un nouveau poste dans le secteur privé, a déclaré mercredi la chef péquiste Pauline Marois.

Mme Marois a pour la première fois apporté des précisions sur la mise en place du projet de charte de la laïcité dans le cas où des fonctionnaires réfractaires à ses dispositions devaient être congédiés.

Le projet de loi 60, qui est mort au feuilleton avec le déclenchement de l’élection, prévoyait des délais variables selon qu’il s’agisse du secteur public ou parapublic.

La chef péquiste a montré de l’ouverture pour prolonger ces délais dans le cas d’individus qui voudraient continuer à porter leurs signes religieux au travail.

Par contre, Mme Marois a indiqué que cette période de transition, pour les employés déjà en poste au moment où la charte serait adoptée, aura une limite, qu’elle n’a pas précisée mercredi.

«Il faudra être clair qu’à un certain moment, ce sera terminé, mais on peut s’entendre pour certains contrats», a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.

Dans une entrevue radio accordée plus tôt, mercredi, la chef péquiste avait indiqué que les employés réfractaires obtiendraient de l’aide pour se trouver un emploi dans le secteur privé, où les propositions en matière de laïcité du Parti québécois ne s’appliqueraient pas.

«Nous pensons qu’il est possible de trouver des voies de passage quitte même à accompagner ces personnes vers des emplois autres qui correspondent à leurs compétences, parce qu’on ne touche pas le secteur privé, on ne touche qu’aux secteurs public et parapublic», a-t-elle dit, sur les ondes de 98,5 FM.

Par la suite, en répondant aux journalistes qui suivent sa caravane électorale, Mme Marois a refusé de donner plus de détails sur l’aide que ces employés recevraient si une réorientation s’avérait nécessaire vers le secteur privé.

La première ministre sortante a voulu faire preuve d’ouverture en prévenant que les fonctionnaires réfractaires seraient accompagnés et pourraient disposer d’une marge de manoeuvre avant que leur congédiement soit décidé.

«Est-ce que dans certains cas on ne pourrait pas avoir une mesure d’exception pour prolonger de quelque temps? Je suis prête à l’envisager, a-t-elle dit. Honnêtement, je ne souhaiterais pas qu’on puisse dire: on envoie ces personnes dans le privé. Je souhaiterais qu’on puisse les garder.»

Mme Marois a expliqué que le nombre de cas déterminera les moyens qui seront mis de l’avant pour répondre à leur situation, sans préciser à quel moyen elle fait référence.

«Si on se retrouve avec cinq ou six cas, ce ne sera pas compliqué», a-t-elle dit.

Dans son projet de loi 60, le Parti québécois prévoyait une période de transition d’un an dans l’ensemble de la fonction publique, avec une possibilité de prolongation de quatre ans pour les municipalités, les cégeps, les établissements universitaires et les établissements de santé.

Les établissements de santé pourraient demander un renouvellement de cette période de transition, ce qui leur donnerait, au total, un délai de neuf ans. L’autorisation demeurerait une prérogative du ministre.

Mercredi, la chef péquiste a dû apporter ces précisions à la suite de propos de sa candidate dans L’Acadie, Évelyne Abitbol. Dans un débat, Mme Abitbol a prédit des congédiements pour les employés de la fonction publique qui ne se conformeraient pas à la charte.

À Québec, le chef libéral Philippe Couillard a répété que le PQ a jusqu’ici été incapable de dire combien de fonctionnaires pourraient perdre leur emploi à cause de la charte.

M. Couillard s’est moqué de la proposition d’aide aux fonctionnaires qui pourraient être reclassés dans le secteur privé.

«Ça me semble assez loufoque, a-t-il dit. Je pense qu’on est en plein dérapage au PQ.»

Par ailleurs, Mme Marois a affirmé que le PQ a l’intention de revenir à la charge pour inclure dans son projet de refonte de la charte de la langue française des dispositions visant les entreprises régies par les lois fédérales qui ont des établissements sur le territoire québécois.

La chef péquiste a mis son adversaire Philippe Couillard au défi de faire de même, ce qu’a rapidement rejeté le chef libéral.

Selon Mme Marois, son gouvernement étendrait les dispositions de la loi 101 aux entreprises des secteurs bancaires, des télécommunications, du transport aérien, ferroviaire ou maritime, qui sont sous juridiction fédérale, pour mettre fin à ce «régime de droit à deux vitesses».

«Il y a donc les Québécois qui ont des droits et ceux qui n’en ont pas», a-t-elle dit.

Mercredi le candidat péquiste Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, a annoncé que le PQ souhaite s’entendre avec la Tunisie, le Maroc et l’Algérie, pour faciliter la reconnaissance des diplômes et compétences des ressortissants de ces pays qui immigrent au Québec.

M. Lisée a donné l’exemple d’ententes qui existent déjà avec des ordres professionnels français pour faciliter la mobilité de médecins, d’ingénieurs ou autres professionnels ou techniciens.

«C’est du Maghreb que nous viennent le plus grand nombre de diplômés et le plus grand nombre de professionnels et donc le plus grand nombre de Québécois issus du Maghreb qui sont en attente d’une reconnaissance, a-t-il dit. Il y a une urgence, il y a une demande à laquelle nous allons répondre.»

Un gouvernement du PQ organiserait aussi une campagne contre le racisme et la discrimination en emploi, a indiqué M. Lisée, qui accompagnait Mme Marois lors d’une étape de sa caravane à Montréal.

La chef péquiste a profité d’un premier arrêt pour prendre la défense de son candidat Bernard Drainville, dont la présence aux abords d’institutions d’enseignement, où des étudiants votaient, a soulevé des interrogations du côté du Directeur général des élections.

Mme Marois a plaidé la bonne foi de son candidat en ajoutant que des imprécisions dans la loi pouvaient expliquer sa présence, malgré l’interdiction de faire campagne sur les lieux d’un bureau de vote.

«Il faut comprendre que ce flou pouvait permettre à Bernard Drainville d’agir comme il l’a fait», a-t-elle dit.

Le quotidien La Presse a rapporté mercredi que le DGE effectuait des vérifications à ce sujet.

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» les fonctionnaires réfractaires seraient accompagnés » Franchement, elle se prend pour qui?

Est-ce qu’un médecin juif de 45 ans qui porte la kippa a besoin d’être accompagné? Pourquoi n’irait-il pas pratiquer en Ontario plutôt que de se faire traiter comme un enfant au Québec?

Qu’est-ce que ça change dans sa vie qu’une comptable à Revenu Québec porte le voile?

Est-ce qu’une infirmière sera replacée dans le privé? Quel privé?

Je crois que c’est Popo qui a besoin d’être « accompagnée », Accompagnée sur la voie de la tolérance, de l’ouverture d’esprit.

Pour ce qui est d’étendre aux entreprises sous juridiction fédérale les dispositions de la loi 101, je me demande si la loi 101 pourrait s’appliquer. Dans ces domaines, est-ce que le besoin de communiquer en anglais pour faire des affaires s’applique?. Je ne vois pas très bien un camionneur devant voyager en Ontario ou aux USA qui serait unilingue français. Je ne voudrais pas d’un banquier qui ne parle pas anglais.

angle, dans les hôpitaux, le personnelle soignant, ce qui inclus les médecins et les infirmières, qui ont des interventions directes avec les patients se doivent de respecter un code vestimentaire prédéterminé Charte ou pas, ce code n’est pas très bien appliqué mais il devrait l’être à la lettre. Pour ma part à l’avenir je refuserai d’être touché par quelqu’un qui porte une bague, un kipa, un voile, ou quoi que ce soit qui ne fait pas parti du code vestimentaire autorisé en plus de faire les plaintes requises.

SVP, renseignez-moi angle. La loi 101 a-t-elle été amendé récemment ? Ou comporte-t-elle une clause que je n’ai jamais remarqué ou entendu parlé ? Dites-moi donc quelle clause de la loi 101 interdit l’utilisation de la langue anglaise ?
La loi 101 « garantit », demande, exige, promulgue l’obligation de l’utilisation de la langue française, mais n’interdit pas l’utilisation de la langue anglaise. Elle la régie dans l’affichage, mais ne l’interdit pas non plus !
Si vous aviez raison, comment se fait-il qu’il y ait autant d’anglais partout, des hôpitaux aux écoles, des revues et des journaux et des postes de radio et de télévision en plus grande quantité qu’en français et tout le reste !
Ignorance ou malveillance ?

Bon matin ,le visage a decouvert pour tous ,pour le reste dans les criteres embauches il y a des reglements pour la securite et pour la csst pour le reste bien le tout fait parti de notre ouverture sur les nouveaux arrivants mais il y a un mais tout comme nous il y a des personnes qui sont nee ici et qui sont quebecois comme nous et qui veulent le respect de leur specificite culturel tout comme nous qui espere un jour une reconnaissance de la nation quebecoise dans la constitution canadienne voila, le visage a decouvert pour tous homme et femme.
Bonne reflexion.Ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.

De l’improvisation la plus totale.

Jamais, JAMAIS Drainville n’a-t-il admis qu’il y aurait des renvois d’employés de l’état parfaitement compétents. JAMAIS!!!

Et voici qu’en fin de campagne, la Marois, désespérée, tente de s’expliquer en nous envoyant cette ineptie…

Qui veut encore voter pour ces imposteurs pharisiens?

Pharisiens ?
Vous voulez sans aucun doute dire: Parisiens Franc (sans cédille)ois1 ?
Que viennent donc faire les Parisiens dans ce sujet ?