Chasse au grizzli : le fusil ou l’appareil photo ?

Le gouvernement provincial a délivré 1 800 permis de chasse au grizzli cette année, une centaine de plus que l’an dernier. La plupart des chasseurs reviennent bredouilles, mais ils tuent tout de même, bon an, mal an, environ 350 ours.

Photo: Robert Harding/Getty Images
Photo: Robert Harding/Getty Images

Les Premières Nations de la Colombie-Britannique se mobilisent contre la chasse aux grizzlis. Une coalition de 14 communautés autochtones presse cette province de mettre fin à ce qu’elle qualifie de « massacre insensé ».

Le gouvernement provincial a délivré 1 800 permis de chasse au grizzli cette année, une centaine de plus que l’an dernier. La plupart des chasseurs reviennent bredouilles, mais ils tuent tout de même, bon an, mal an, environ 350 ours. Selon les autorités publiques, c’est trop peu pour menacer l’avenir des grizzlis de Colombie-Britannique, dont elles estiment la population à quelque 15 000 têtes. De nombreux biologistes contestent cependant ces chiffres et croient que la province n’abriterait que 6 000 de ces géants.

Les autochtones se disent « prêts à tout » pour faire plier l’État et comptent porter leur cause devant les tribunaux. En attendant, ils patrouillent bénévolement sur leur vaste territoire, dans la majestueuse vallée côtière de Bella Coola, à 1 000 km au nord de Victoria, pour empêcher les chasseurs d’y pénétrer.

Selon un sondage, 87 % des Britanno-Colombiens s’opposent à la chasse aux grizzlis. De plus en plus de guides touristiques préfèrent traquer le grizzli à l’aide d’un appareil photo plutôt qu’un fusil : le tourisme lié aux grizzlis serait jusqu’à 27 fois plus payant que la chasse…