Climat: le Canada est plus «franc» que le reste du monde, dit Harper

OTTAWA – Le premier ministre Stephen Harper a soutenu lundi que le Canada était un peu plus franc et direct que le reste du monde lorsqu’il est question de changements climatiques.

M. Harper croit qu’aucun pays, malgré son discours officiel, ne prendrait de mesures contre les changements climatiques aux dépens de sa propre économie.

Le premier ministre a été amené sur le sujet du réchauffement de la planète lors d’une conférence de presse, lundi, à Ottawa, aux côtés du premier ministre australien, Tony Abbott, qui a dit croire que chaque pays devrait faire ce qu’il juge le plus approprié sur le plan environnemental.

Le premier ministre australien s’est dit «encouragé» par les réglementations annoncées aux États-Unis la semaine dernière. L’administration Obama a dévoilé un plan pour réduire les émissions de dioxyde de carbone provenant des centrales électriques au charbon de 30 pour cent d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005.

M. Harper a fait valoir, lundi, que le Canada en avait fait plus que les États-Unis pour réduire ses émissions de carbone dans le secteur de l’électricité.

La décision finale aux États-Unis sur le projet d’oléoduc Keystone XL, devant transporter le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers le golfe du Mexique, est sur la glace, alors que l’administration Obama laisse entendre que le Canada doit en faire plus sur le plan environnemental.

Le Canada veut agir contre les changements climatiques sans paralyser l’économie, et c’est ce que tout gouvernement cherche à faire, a dit M. Harper. «Nous sommes seulement un peu plus francs sur cette question, mais c’est l’approche préconisée par tous les pays», a soutenu M. Harper.

M. Abbott, qui était à Ottawa en visite officielle, a affirmé qu’il revenait à chaque pays de prendre les mesures qu’il juge nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. «Nous croyons que les changements climatiques représentent un problème important. Ce n’est pas le seul ou même le plus important dans le monde, mais c’est un problème significatif», a-t-il affirmé.