Plusieurs personnalités saluent la mémorie du poète-député Gérald Godin

MONTRÉAL – Plusieurs personnalités du monde politique ont salué dimanche l’héritage culturel et politique du poète et ancien député de Mercier, Gérald Godin, à l’occasion du 20e anniversaire de son décès.

L’événement s’est déroulé à l’invitation de quatre successeurs de M. Godin à l’Assemblée nationale: Robert Perreault (PQ), Daniel Turp (PQ), Nathalie Rochefort (PLQ) et Amir Khadir (Québec solidaire).

Plusieurs personalités politiques se sont déplacées pour assister à la cérémonie dont les anciens premiers ministres Jacques Parizeau et Bernard Landry.

Le spectacle, d’une trentaine de minutes, a été animé par la comédienne Tania Kontoyanni.

L’artiste Luc Dupont a récité des poèmes de M. Godin tandis que Madeleine Royer a interprété des chansons de Pauline Julien, la conjointe de l’ancien poète-député.

Cet hommage a regroupé diverses communautés culturelles de Mercier ont participé à l’événement. Un choeur de deux écoles grecques va réciter le poème «T’en souviens-tu» en langue grecque. Des Chiliens viendront y présenter une danse traditionnelle.

L’actuel député de Mercier, Amir Khadir, s’est dit, par communiqué, «vraiment ravi de l’enthousiasme de tous ceux et celles qui ont pris part à la célébration».

Gérald Godin est décédé d’un cancer du cerveau le 12 octobre 1994, une maladie qu’il combattait depuis 10 ans.

Durant ses 18 années en politique provinciale, il a occupé plusieurs fonctions dont celle de ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration. Son entrée en politique a été fracassante puisque, contre toute attente, il avait remporté la circonscription de Mercier en délogeant le premier ministre sortant Robert Bourassa lors des élections du 15 novembre 1976.

Il a commencé sa carrière à titre de journaliste au quotidien Le Nouvelliste à Trois-Rivières avant d’entrer à Radio-Canada. Il a aussi été directeur de l’information au défunt Québec-Presse, un hebdomadaire de gauche.

Par la suite, il a entamé une carrière d’enseignement dans diverses universités de la province.

Comme plus de 400 personnes, il a été emprisonné lors de la Crise d’octobre en 1970 en raison de ses idées et sa position en faveur de l’indépendance du Québec.

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