Conférence de Paris: le gouvernement fédéral fait appel aux provinces

OTTAWA – La contribution du Canada à une conférence majeure des Nations unies sur les changements climatiques, qui aura lieu plus tard cette année, dépendra fortement des décisions que prendront les gouvernements provinciaux et territoriaux.

Les gouvernements provinciaux ont confirmé qu’Environnement Canada avait recueilli des mesures de réduction des gaz à effet de serre à travers le pays au moment où le gouvernement fédéral tentait d’élever la barre en vue du sommet de Paris.

Mme Aglukkaq n’a pas accepté de demande d’entrevue à ce sujet au cours du dernier mois, et son bureau n’a fourni aucune information additionnelle. Il n’est pas encore certain que le gouvernement respectera la date limite du 31 mars fixée par les organisateurs de la conférence de Paris.

Mais puisque les conservateurs sont sous pression pour avoir refusé de réguler le secteur du pétrole et du gaz — la source d’émissions de gaz à effet de serre qui prend le plus rapidement d’ampleur au pays —une coopération entre les deux paliers de gouvernement semble être le seul moyen de se tirer d’affaire sur la scène internationale.

Les pays qui participeront au COP21, le nom donné à la conférence sur le climat des Nations unies, doivent transmettre leurs «contributions anticipées au niveau national» ce mois-ci. Ces engagements serviront de point de départ pour les négociations qui doivent se conclure avec une entente qui succédera à l’accord de Copenhague de 2009.

Sous l’accord de Copenhague, le gouvernement Harper s’était engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 17 pour cent d’ici 2020 comparativement au niveau de 2005 — un objectif national qui ne pourra pas être atteint, selon Environnement Canada.

«Le Canada prépare activement sa contribution nationale», a déclaré un porte-parole du ministre de l’environnement, Leona Aglukkaq, à propos de la Conférence de Paris, dans un récent courriel.

«Comme c’est une contribution nationale, les provinces et les territoires détiennent plusieurs leviers pour les actions relatives aux émissions. Le ministre s’attend donc à de la rétroaction de la part de ses homologues sur la manière dont leurs initiatives vont affecter l’engagement global du Canada.»

Certaines des plus grandes provinces canadiennes rencontrent ou excèdent leurs propres objectifs de réduction des GES et s’occupent de plus en plus des problèmes eux-mêmes.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, était en France cette semaine où le président français François Hollande a publiquement déclaré qu’il allait s’assurer que «le Québec ne soit pas seulement présent, mais qu’il ait l’occasion de se faire entendre» au cours de la conférence.

Il y a eu un «réel changement» depuis que la Colombie-Britannique, le Manitoba, l’Ontario et le Québec ont fait partie d’un groupe de gouvernements infranationaux qui se sont rencontrés en marge d’une conférence sur le climat à Lima au Pérou, au mois de décembre, selon le ministre ontarien de l’Environnement et des Changements climatiques, Glen Murray.

Les premiers ministres se rencontreront le mois prochain à Québec à la suite de l’invitation de M. Couillard afin de discuter des changements climatiques et d’une stratégie nationale concernant l’énergie.

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