Construction en bois : vers de nouveaux sommets

Le promoteur Consortium NEB construira, dans la Ville de Québec, le plus haut immeuble entièrement fait de bois au monde. 

2327_Pointe-aux-lievres_BeautyShoot_5100_01

La Ville de Québec a-t-elle attrapé la fièvre des hauteurs ? Non seulement le plus haut gratte-ciel du Québec y sera construit, mais on y bâtira aussi le plus haut immeuble entièrement fait de bois au monde. Ce dernier abritera 94 condos répartis sur 13 étages, dont 12 seront constitués de panneaux de bois massif. Hauteur : 40 m.

Pour convaincre la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) d’en approuver la construction — car la tour dépassera la limite de six étages en vigueur depuis 2013 —, le promoteur, Consortium NEB, devait démontrer la stabilité et l’étanchéité du bâtiment de bois. Ce qu’il a fait en construisant une réplique de trois étages, puis en y mettant le feu. Après le brasier, l’ouvrage avait maintenu ses capacités structurales ; aucune fumée ne s’était propagée à travers les murs. La RBQ a donc accordé la dérogation.

Le projet de 25 millions de dollars a reçu une aide de 1,6 million du ministère des Ressources naturelles du Canada pour absorber les coûts additionnels liés à l’introduction de cette nouvelle méthode de construction d’immeubles en hauteur. L’État québécois a financé les tests d’incendie, qui ont coûté 200 000 dollars.

Les panneaux de bois massif seront fabriqués par Chantiers Chibougamau. Son porte-parole, Frédéric Verreault, souligne que l’aide publique favorisera l’ouverture de nouveaux marchés pour des immeubles en bois de 13 étages et moins. Déjà, la construction de deux bâtiments en bois de huit et six étages a été approuvée à Montréal.

2327_Origine_Terrasse_3500_02

Laisser un commentaire

Ceci est une nouvelle excellente. Le bois d’ingénierie a tellement de qualité, il pèse 5 fois moins que le béton et reprend autant d’effort en compression que ce dernier. À la place de dégager du CO2, il en emprisonne. De plus, nos régions ont grandement besoin de repartir l’industrie forestière sur des bases saines. C’est à dire avec une gestion approprié et durable des forêts.