Côte-Nord: la possible abolition d’une prime de rétention décriée dans 2 villes

MONTRÉAL – Deux manifestations se sont déroulées à Sept-Îles et à Port-Cartier, sur la Côte-Nord, en appui aux employés du secteur public, dimanche.

Alors qu’elle participait au second rassemblement, la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, a expliqué à La Presse Canadienne que ces marches de protestation avaient été organisées pour «dénoncer la volonté du [président du Conseil du trésor], Martin Coiteux, de mettre fin à la prime de rétention de huit pour cent [de la rémunération] accordée aux employés du secteur public de ces deux villes».

Mme Lévesque a poursuivi en disant que l’élimination de cet incitatif «ce ne serait pas rien […] parce qu’en région éloignée comme ici, c’est difficile de garder la main-d’oeuvre».

Elle a martelé que cette majoration salariale est «indispensable» vu le coût de la vie élevé à Sept-Îles et à Port-Cartier.

À son avis, «un large front uni de gens déterminés» a été créé pour défendre cet avantage financier permettant «d’éviter que les gens aient envie de retourner vers les grands centres où les facilités [sic] sont plus importantes».

Elle a indiqué que M. Coiteux devra jeter du lest car «on ne signera pas une convention collective tant que cette idée-là n’aura pas été retirée par son gouvernement».

«Il ne faut pas laisser passer ça», a lancé Francine Lévesque.