Daoust confiant d’attirer une entreprise chinoise dans le port de Montréal

PÉKIN, Chine – Le Port de Montréal a fait avancer ses pions cette semaine en démontrant aux Chinois que le fleuve Saint-Laurent est …navigable.

Le ministre du Développement économique, Jacques Daoust, et les autorités portuaires ont en effet réalisé qu’ils partaient de loin dans leurs efforts pour enfin attirer à Montréal une entreprise de transport de conteneurs chinoise. Toutefois, d’ici à quelques années, cela se concrétisera, de l’avis du ministre.

Ils ont rencontré en milieu de semaine les représentants de l’organisme chinois qui s’occupe du transport par conteneurs maritimes, à Pékin, dans le cadre de la mission du Québec en Chine dirigée par le premier ministre Philippe Couillard.

Or le grand patron chinois de l’organisme et son personnel ont été «surpris» par la présentation «extraordinaire» du Port de Montréal, a déclaré M. Daoust dans un point de presse mercredi.

«Pour eux, l’entrée en Amérique, c’est Halifax, on ne peut entrer dans une `rivière’ comme le Saint-Laurent avec un gros bateau. (…) C’est comme si on leur faisait découvrir quelque chose.»

Les Chinois veulent voir des faits et le Port de Montréal leur a démontré clairement qu’il leur serait beaucoup plus avantageux, pour un porte-conteneurs en provenance de Chine, de passer directement par Montréal, plutôt que Halifax, New York, ou Vancouver, afin d’avoir ensuite accès au coeur du continent nord-américain, parce que le transport ferroviaire est beaucoup plus cher que son pendant maritime.

«Si on veut atteindre Toronto, ou le Heartland américain, Chicago, c’est plus long passer par New York que passer par chez nous. On donne accès à 100 millions de consommateurs dans une économie riche.»

Actuellement, des conteneurs chinois passent déjà au port de Montréal, mais ils ont transité par d’autres endroits depuis leur départ de Chine avant d’arriver ici. L’objectif consiste donc à attirer une entreprise logistique chinoise de transports de conteneurs qui s’établirait à Montréal.

Le ministre n’a pas voulu avancer de chiffres sur les retombées ou les volumes de cargaison: il faut d’abord que les Chinois mettent un premier pied à terre.

M. Daoust est toutefois convaincu que l’effort de persuasion a porté. «Ça va fonctionner, c’est une question de temps. Il faut être persistant ici.»

Les plus populaires