Discussions CAQ-PLQ: Legault était au courant mais ne cautionnait pas

QUÉBEC – François Legault était au courant des tractations entre sa formation et le Parti libéral pour barrer la route au Parti québécois et sauver la Coalition avenir Québec, mais ne les cautionnait pas.

Le chef caquiste a ainsi réagi, vendredi, aux révélations selon lesquelles des élus caquistes et libéraux ont manigancé, l’automne dernier, pour faire un pacte de non-agression, une sorte d’alliance pour ne pas se nuire dans certaines circonscriptions et empêcher la disparition de la CAQ durant une éventuelle campagne électorale.

Selon La Presse, les caquistes proposaient alors aux libéraux de ne pas présenter de candidats dans 20 circonscriptions, celles qu’ils détenaient déjà. Il y aurait eu des discussions, mais pas des négociations formelles.

L’ancien président de la CAQ, Mario Charpentier, était apparemment au centre des discussions, avec le député libéral et ancien ministre Robert Dutil. Les caquistes Stéphane Le Bouyonnec et Christian Dubé étaient aussi dans le coup, ainsi que Jacques Duchesneau et le libéral Guy Ouellette.

En conférence de presse vendredi, François Legault a dit qu’il ne cautionnait pas du tout ce genre de discussions. Il a minimisé l’importance de ces échanges, des discussions de corridor, selon lui.

Il était au courant des approches, selon ce qu’il a confirmé, mais il a assuré qu’il n’était pas question d’alliance avec le PLQ ou le PQ.